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02.05.2009

Ballade au pays des crinolines

La semaine passée, par une après midi plus qu'ensoleillée, je suis allée me promener au musée Galliera à Paris. L'exposition sur les crinolines me semblait vraiment immanquable, et il ne me restait que peu de jours pour la visiter, avant sa fermeture.
J'ai donc sauté sur l'occasion et me suis accordée un moment de détente autour des robes à froufrous et des accessoires plus beaux les uns que les autres.

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Il faut dire que les crinolines, je commence à bien connaître, j'ai travaillé dessus pendant un bon trimestre, lors de ma dernière année d'étude, et j'avais même eu l'occasion d'en réaliser une, pour un de mes costumes.
La technique, donc, je savais à quoi elle ressemblait. Une crinoline étant  à l'origine un jupon fait de crin, puis, par la suite, une sorte de cage réalisée à l'aide de nombreux cerceaux métalliques (ou baleines), le tout maintenu ensemble par des bolducs.

 

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Seulement, la technique n'explique pas tout, et je voulais absolument découvrir le volume ainsi créé à l'aide de ces crinolines. Celles-ci pouvant, à l'heure actuelle, avoir toute sorte de forme, je me demandais quelle allure pouvait bien avoir les femmes à cette époque.

 

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Je n'ai pas été déçue, l'exposition comptait plus de trois cent modèles, ainsi que de très nombreux accessoires, pour certains inconnus jusqu'alors. Articulée autour des trois salles, l'exposition était assez bien construite, même si aucune chronologie n'était vraiment respectée. J'y ai aperçu différents styles de vêtements : de la robe de bal en passant par la robe de jour, de celle d'été à celle de plage, du manteau à la cape, bref, tout l'éventail de la garde robe féminine de l'époque.

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J'ai été particulièrement surprise par leur tour de taille, que je savais très fin à cause du port du corset, mais je n'imaginais pas que cela pouvait atteindre la taille de mon mollet ! Je comprends ainsi mieux pourquoi certaines femmes s'évanouissait au moindre mouvement, leur poitrine étant tellement comprimée dans ces carcans.

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La finesse des tissus m'a également interpellé car j'étais loin d'imaginer qu'à cette époque déjà, on travaillait des étoffes aussi légères, fluides et fragiles. Leur technique de gaufrage des tissus était particulièrement remarquable ainsi que leurs finissions, dignes des plus grandes maisons de couture. Je me suis même amusée à chercher les coutures de montage sur un boléro en dentelle de calais, et il m'a fallu plusieurs minutes avant d'en apercevoir, tellement le travail de couturière avait été parfaitement façonné.
Quand on réalise que certaines jupes ont nécessité plus de dix mètres de tissus pour des crinolines d'un mètre quatre vingt de diamètre, on se dit qu'ils ne devaient pas compter leur temps pour réaliser une robe de bal !

La collection d'accessoires était tout autant passionnante car d'une richesse incroyable. Entre les nombreux éventails décorés de motifs divers et variés, les minuscules carnets de bal, les porte-bouquets parfois mêmes intégrés aux éventails, les mouchoirs brodés mains d'une qualité que l'on ne retrouvera plus jamais, les bijoux des grands joailliers de l'époque, les souliers si petits et si étroits que nos pieds actuels ne rentreraient pas dedans, le manchon en plume de paon et fourrure, les chapeaux et autres parures de tête, ce sont les ombrelles qui m'ont le plus fasciné.
Il faut dire qu'entre la dentelle de calais qui recouvrait l'armature, et le manche décoré et sculpté dans de l'ivoire, pour la plupart, le résultat était vraiment impressionnant.

 

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Quelques pièces ayant appartenu à l'impératrice Eugènie et à la princesse Mathilde étaient également présentées, et j'ai d'ailleurs reconnu une robe exposée d'habitude au château de Compiègne. Cela m'a donné envie de poursuivre la découverte de cette époque, et je crois bien que lors de mon prochain séjour dans la ville, je m'accorderai une nouvelle ballade.

 

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Une autre exposition mérite certainement le déplacement, celle du château de Versailles, sur les Fastes de la Cour. Elle se tient jusqu'au 28 juin au sein même du château, et habitant à moins de 10 km, ça serait vraiment honteux de ne pas y mettre les pieds.
Je vous tiendrais au courant lors de mon éventuelle ballade.

Certains d'entres vous ont-ils déjà eu l'occasion d'y aller ? Comment est-ce ?

Je vous laisse avec cette vidéo, dans laquelle vous pourrez apercevoir certains modèles de l'exposition au musée Galliera. Bon week-end à tous.



NB: la grosse majorité des images provient du site de La Couturière Parisienne, et je vous invite à découvrir ce site sur les éventails assez fourni, et celui-ci, sur l'histoire de la mode enfantine.

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Commentaires

cette exposition doit être très belle à voir en vrai ! J'aime beaucoup cette période de l'histoire pour ces robes toutes aussi superbes les unes les autres !

Écrit par : andara | 02.05.2009

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C'est vrai que l'exposition était magnifique, je ne m'attendais vraiment pas à voir autant de modèles présentés, et puis les accessoires, c'était pour moi la cerise sur le gâteau.
Une exposition sur l'époque de Marie Antoinette me plairait bien aussi, va falloir que je cherche ça, il doit bien y en avoir une à venir ou déjà en place.

Bizoux.

Écrit par : Fifi | 02.05.2009

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J'ai adore cette expo, appris beaucoup de chose, et surtout, voir des tailles si fines etait tres impressionnant !
Le manchon en plumes de paon me fait rever ! Tu l'as pris en photo. De le revoir, ca reveille mon envie ! Il est trop beau ...

Écrit par : Pomme | 08.05.2009

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Oh ce manchon, en le voyant, j'ai tout de suite pensé à Princesse Audrey, qui portait le sien cet hiver. J'ai eu un coup de foudre immédiat, mais malheureusement, celui-là, même en cherchant bien, je crois qu'aucune friperie ou aucun dépot vente n'en propose une copie.
Dommage !

Écrit par : Fifi | 08.05.2009

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L'exposition devait être vraiment belle. C'est une époque qui me passionne. Enfin pour être exacte toute l'époque de la royauté. Aussi bien le style vestimentaire, que la cuisine, que les mentalités et les moeurs.Enfin bref...

Je te remercie donc de nous faire partager un peu de cette expo qui à l'air magnifique. A la campagne c'est chouette, mais qu'est ce qu'on loupe comme sorties culturelles...

Encore merci à toi.
bises

Écrit par : mathilde | 26.05.2009

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Elle l'était vraiment, c'est certain, dommage simplement qu'autant de monde ait décidé d'y aller le même jour que moi car elle méritait qu'on y passe plus de temps. Je ne regrette pas, néanmoins, d'avoir pu y faire un tour, car l'ensemble de l'expo était magique.
Il ne me reste plus qu'à trouver une après midi pour aller visiter celle au Château de Versailles et je serais comblée.
Je vous ferais un compte rendu détaillé, c'est promis.

Bizoux

Écrit par : Fifi | 26.05.2009

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J’ai été à une exposition où les hôtesses (ravissantes) étaient vétues de belles et vastes robes à crinoline, comme en 1865. Mais les jolies hôtesses, qui n’avaient bien sùr pas l’habitude de porter ce genre de robes, n’arrivaient pas à marcher avec, s’empêtraient sans cesse dans leurs robes à crinoline et trébuchaient et tombaient tout le temps (d’autant qu’elles étaient perchées sur des talons aiguilles de plus de 15cm, contrairement aux dames du 19ème siècle). Les jeunes hôtesses se retrouvaient alors les fesses par terre et les jambes à l’air (puisque les cerceaux et l’armature de la crinoline maintenaient la robe en l’air). Et comme ces jeunes filles n’avaient pas de jupons sous leurs robes (contrairement aux dames du 19ème siècle), elles se retrouvaient les jambes complètement nues et découvertes. Par ailleurs, leurs robes étaient trop larges et trop lourdes pour que ces jeunes filles puissent se relever seules, elles avaient besoin d’être aidées pour pouvoir se remettre debout. Une situation assez ridicule (eh ! oui, vastes crinolines et talons aiguilles ne font pas bon ménage !).
Et ne parlons même pas du moment où une des hôtesses cassa un de ses talons en tombant. Et les hommes qui s’attroupaient autour d’elle et essayer maladroitement de la relever. Et la jeune fille qui retombait à chaque fois. Et les hommes qui, génés d’aller lui enlever ses chaussures et de se retrouver, à proprement parler sous sa robe, demendaient à des femmes. Et les femmes qui n’arrivaient pas à lui retirer ses chaussures parce que les lacets étaient trop serrés. Et la fille qui essayer de sourir toujours mais dont on voyait qu’elle était horriblement gênée. Et la belle robe à crinoline qui finit par se déchirer à force d’être remuée ! Bref, une situation des plus ridicules, et de loin le meilleur moment de l’exposition !!!

Écrit par : Isabella Winsteald | 23.09.2010

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