04.11.2011

Les Journées Particulières : visite des salons Christian Dior

Quasi trois semaines se sont écoulées depuis les fameuses Journées Particulières organisées par le groupe LVMH et je crois que les étoiles dans mes yeux brillent toujours aussi intensément, tant les découvertes que j'ai faites ce weekend là m'ont marqué.

Grâce à un gros coup de chance je crois, j'avais pu obtenir des billets coupe file pour accéder à la visite des salons Christian Dior, situés avenue Montaigne. Et heureusement. A 10h du matin, il y avait déjà plus de six heures d'attente pour ceux qui ne bénéficiaient pas du précieux sésame ! De quoi en décourager plus d'un et se faire quelques ennemies au passage.

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Quelques minutes après mon arrivée, c'est en compagnie d'une quinzaine de personnes environ que nous nous sommes dirigées vers vers les étages où divers ateliers avaient été aménagés pour nous présenter les multiples facettes de la maison Dior.
Premier arrêt devant l'atelier Tailleurs Homme, où trois personnes étaient en train de travailler sur diverses étapes dans l'élaboration d'une veste de smoking. Et je dois dire que j'ai été vraiment très surprise de voir autant de travail réalisé à la main, avec une telle minutie et une telle précision. On comprend plus facilement ensuite le nombre d'heures nécessaire pour la réalisation d'une simple veste.

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Passage ensuite devant les ateliers Souliers et Maroquinerie, moins intéressants à mon goût car sans doute expliqués plus rapidement, sans forcément entrer dans les détails. Mais j'y ai appris le nombre total de pièces nécessaires pour la réalisation d'un sac Lady Dior et j'en suis restée muette. C'est incroyable le nombre de petits élements auxquels on ne pense pas et qui pourtant donnent toute sa personnalité au sac.

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Direction après ça vers les ateliers Tailleurs Femme puis Haute Couture Flou, et enfin Broderies. Probablement les trois pôles qui m'ont le plus convaincu. De très nombreux modèles de prototypes de vestes étaient présentés, dont certains que je me serais bien vu porter. Un première d'atelier nous a alors expliqué pas à pas la façon dont ils élaborent un tailleur lorsque le croquis leur parvient et toutes les étapes qui s'en suivent pour parvenir au modèle final, prêt à être porté pour le défilé. Ensuite, c'est une modéliste qui nous a présenté la robe en soie et en tulle sur laquelle elle travaillait. Un modèle délicat, avec un buste drapé, l'image même de la maison Dior à mes yeux. Et pour finir, passage devant deux brodeuses d'art, s'appliquant à positionner un nombre fou de paillettes et perles pour reproduire une broderie âgée de plus de 50 ans. Un travail titanesque pour un résultat époustouflant, évidemment.

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De là, nous nous sommes ensuite dirigés vers l'Horlogerie et la Haute Joaillerie. Que dire ? C'était incroyable, vraiment. J'en ai pris plein les yeux grâce aux multiples pierres précieuses et à la dextérité des artisans présents ce jour là. Un tel goût de la précision que ça m'a bluffé, tout simplement. Et puis une patience, un calme, un professionnalisme, bref, une vraie passion qui se lisait dans leurs yeux à tous. J'y ai par ailleurs appris beaucoup de choses, et y ai découvert LA montre de mes rêves, pas encore sortie en boutique, et dont la réalisation n'est faite que sur commande. Autant dire là un rêve inaccessible à moins d'épouser un prince.

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Et puis tout doucement, nous sommes redescendus d'un étage, empruntant pour l'occasion un magnifique escalier où de nombreux modèles Haute Couture étaient à nouveau présentés. Certains m'ont rappelé mon passage à Grandville il y a un an, car ils étaient justement exposés là-bas pour l'exposition Le Grand Bal Dior. Enfin, nous sommes arrivés dans un salon où deux mannequins se faisaient maquiller dans un esprit très nude pour la première, et dans un look très fifties pour la seconde. Deux maquillages que je serai évidemment incapable de reproduire et qui du coup m'ont donné encore plus envie de prendre quelques cours à l'occasion.

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La visite se termina sur un salon dédié aux parfums tout droit sortis de l'imagination de François Demachy, le Parfumeur Créateur de la maison Dior, qui a réalisé entre autre J'Adore pour n'en citer qu'un. J'y ai ainsi découvert de nombreux parfums dont j'ignorai tout simplement l'existence, ceux-ci n'étant vendu exclusivement qu'au Bon Marché, au Sephora des Champs Elysées, et enfin dans la boutique Dior avenue Montaigne. Une découverte olfactive très intéressante à mon sens.

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Bref, je crois que vous l'aurez compris rapidement, cette première visite fut pour moi un véritable coup de coeur, tant j'y ai appris et ai été émerveillée. Si d'autres journées sont organisées prochainement, je ne peux donc que vous recommander de vous y rendre car d'après ce que j'ai pu entendre à droite à gauche, beaucoup ont été conquis par cette visite !

Bonne fin de semaine à toutes !

09.09.2011

Les journées particulières

Si je vous dis... Christian Dior, Givenchy, Guerlain, Chaumet, Le Bon Marché (et La Grande Épicerie), j'ignore à quoi cela vous fait penser, mais de mon côté, ce sont des enseignes qui me fascinent et dont je rêverai de découvrir l'envers du décors. 

Connaître tous les secrets de leur savoir-faire, aller à la rencontre de professionnels passionnés, chercher à savoir ce qui uni tous ces artisans dont le travail vise toujours l'excellence, c'est quelque chose que j'ai toujours secrêtement espéré.

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Et mon voeu sera tout bientôt réalisé grâce aux Journées Particulières, lancées par le groupe LVMH les 15 et 16 octobre prochain, qui nous permettront de découvrir les secrets de leur patrimoine dans 25 de leurs maisons, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Le programme sur Paris est plus qu'alléchant...

❤ Le salon Haute Couture de Christian Dior

❤ Les ateliers Louis Vuitton à Asnières

❤ Les ateliers Berluti (spécialistes des souliers sur mesure)

❤ Le studio de création de Givenchy Couture

❤ Les salons Chaumet

❤ La Maison Guerlain

❤ Le Bon Marché et sa Grande Épicerie

❤ Le Jardin d'Acclimatation

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… mais les autres régions de France n'ont pas dit leur dernier mot, et notamment en Champagne, en Poitou-Charentes, et dans le Bordelais. Sans oublier les quelques sites présents en Europe et dont vous trouverez de plus amples informations ici.

L'ouverture des inscriptions aura lieu dès demain pour certaines maisons, et s'étaleront jusqu'à la fin septembre pour les autres.

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Et de mon côté, le choix a été vite vu, puisque j'ai l'intention de me rendre Avenue Montaigne pour visiter les Ateliers Dior (afin de compléter ma connaissance sur la maison, après mon passage à Granville il y a un an), puis de filer ensuite à deux pas découvrir ceux de Givenchy, et enfin de finir la journée à la Grande Épicerie afin de réaliser des whoopies avec Loïc Cabrero, le pâtissier de la maison.

Alors, vous avez prévu quelque chose pour le week-end du 15 et 16 octobre ? ;-)

 

Crédit photo : Google Images

30.06.2011

Première Journée du fait main : le plus grand rendez-vous français autour de la création

Si mes calculs sont bons, me voilà avec déjà trois jours de retard sur le planning que je m'étais fixée pour vous parler de la fameuse exposition dont je vous touchais brièvement deux mots lundi.

Mais trève de blabla inutiles, laissez-moi vous présenter tout ça sans plus tarder !

A Paris, du 8 au 10 juillet 2011, 150 créateurs, artisans et artistes amateurs et professionnels vous donnent rendez-vous pour les premières Journées du fait main.

L’idée principale de cet événement impulsé par ALittleMarket.com, plate-forme de vente en ligne regroupant plus de 13 000 créateurs français, est de sensibiliser le grand public à la notion de qualité qui accompagne le terme "Fait Main", de le dépoussiérer en montrant combien certaines techniques de création ont évolué et sont revenues à la mode via le partage des savoir-faire.

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(Cliquez pour voir en plus grand)

Peinture, dessin, bijoux, couture, tissage, crochet, tricot, broderie, cloutage, maroquinerie, poterie, céramique, feutrage, origami, papier mâché, recyclage… Vous (re)découvrirez toutes ces techniques et bien d’autres à l’occasion de 5 expositions vente, 50 démonstrations et 40 initiations tout public aux arts et techniques du fait main.

Rue des Vinaigriers, à La 3ème porte bleue, au Lieu 37, à l'espace Kiron, à la boutique Les Vignoles, chez Rose Sélavy et à la boutique Laine P. Huguet, 150 créatrices, artistes et artisans vous donne rendez-vous !

Découvrez le programme complet des évènements sur Ruedesvinaigriers.com, le blog des professionnels de la rue des Vinaigriers : "La rue des artistes, artisans et créateurs", partenaire de la Journée du fait main parisienne.

Pour ma part, je n'aurai pas l'occasion de vous faire de démonstrations ou d'initiations à la couture, faute de pouvoir emmener ma machine à coudre avec moi et quelques fournitures pour travailler. Mais néanmoins, je me ferai un plaisir de vous présenter de nombreuses pièces de ma boutique, ainsi que quelques nouveautés dont je ne peux pas encore vous parler aujourd'hui.
J'exposerai à l'Espace Kiron dans le 11ème arrondissement, dont vous trouverez de plus amples informations sur l'image ci-dessous, et vous invite bien évidemment à venir me voir, ne serait-ce que pour papoter autour du fait-main, qui sera vraiment le maître mot de ce week-end.

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En attendant, voici la liste de toutes les participantes que vous retrouverez dans les divers lieux déjà nommés :


Chez Louise, vêtements faits main. CatD, sculptures (Terre, bronze, pierre, bois). Audrenn, peinture sur verre. Wath a Mess, bijoux. Magousacoud, accessoires de mode femmes et enfants. Royale Babylone, bijoux. Les Ailes de Clémentine, jouet et accessoires pour enfants. La Fourmi à Plumes, accessoires textiles enfants. Noshi, origami. Apotropaik, pochettes, sacs, bijoux. Ninaah Bulles, gravure, accessoires. Pierre, Feuille, Ciseaux, origami. Christine Créations, accessoires pratiques. Amours d’Ateliers, peintures, illustrations. Poterie et Cie, poteries. L brode pour Léo, sacs, pochettes, broches brodés. Les Bijoux d’Ari, bijoux. La Pastellerie, dessins pastels à sec et bijoux. Perlyna, bijoux. Fenêtres Images, portraitiste. Véronique Montfort Design, bijoux. Angélique Zrak, accessoires de mode en résine. AG créations, tapisserie. Frimouz, accessoires textiles. La Baita, sacs en cuir. Soumimi la Souris, accessoires cheveux textile. Pouce et Compagnie, déguisements, costumes, accessoires. Zigouzis, bijoux, accessoires de mode, objets dépourvus de banalité pour adultes et enfants. Elizel,  accessoires pratiques femmes et enfants. Ann Créations,  bijoux et montres en perles. Manamae, bijoux ethic touch. Nane Design, coussins, sacs, doudous, mobiles. La Céramique de Flo, céramique utilitaire, déco et bijoux. Sowi les P'tits Piou-Piou, bijoux et accessoires cheveux. Labelalyce,  couture 50’s 60’s. Soumimi La Souris,  bijoux et accessoires de coiffure ethniques et fantaisie. Perlez Moi de Vous,  création de bijoux fantaisie. Ondine & Mermaids,  bijoux art nouveau et créations enfant. Miss Toquées, bijoux gourmands et accessoires bébé. Jadam,  doudous vêtements enfants. Cannoe,  luminaires. Lulu Berlu,  bijoux brodés accessoires de mode femme. Jane Eymar,  sacs et pochettes. Noshi,  bijoux et deco, origami. Les Bijoux d’Ari,  bijoux textiles. Nathcrochette,  objets en laine. Atelier du Possible,  accessoires et créations textiles femmes et enfants. Anahyse Créations,  bijoux pierre, métal, verre. Allystar,  accessoires et bijoux colorés. Hirondelle,  bijoux argent, plumes et pierres semi-précieuses. Apotropaik,  pochettes, sacs, bijoux. FluffyJack Dolls,  poupées, coussins, animaux, guitares et créatures imaginaires. Atelier Krapoutchic,  bijoux et accessoires assortis. Royale Babylone,  bijoux originaux. Colorines,  créations textile, décorations vitrines miniatures, cadres home déco. Vega Porcelaine,  peinture sur porcelaine. By Kloé,  bijoux rétro. Kuruba,  prêt-à- porter féminin et accessoires. Scarabee,  accessoires textiles et pochettes. Rondoudoux,  accessoires de mode kawai. Veronique Narcy, bijoux cuir, perles, toile cirée. Lily Garden, bijoux  ornés de pierres semi-précieuses. Origasmik, bijoux origami. Coconut, bijoux nois de coco émaillée, tagua... 2beornot, sacs et bijoux en tissu. Cathart, peinture (tableau),  collages,  déco. Creadeco110, objets de décoration,  bijoux. De Petites Merveilles, bijoux en perles. Fais pas ci fais pas ça !, sacs et bijoux en tissu. Frimouz, sacs et accessoires en tissu. Juju Atelier, bijoux,  gravures,  tableaux,  déco. Laudee, bijoux en argent. Leonie Petits Oiseaux, doudous,  sacs,  accesoires tissus,  déco. Les Bricoles de Mai, bijoux et accessoires en cuir. Liloudeco, bijoux et accessoires en tricot. Lord Ena, accessoires mode en tissu. Magousacoud, sacs en tissu,  accessoires,  bijoux. Margau, peinture, bijoux,  accessoire mode. Maureen Linckenhely, bijoux. Miniloop, bijoux. Missardine, bijoux. Mlle Fifi, accessoires mode en tissu. Monde Original, bijoux en polymère. Myrtille75, bijoux en polymère. Nadej Creations, bijoux polymère,  peinture sur bois. Noshi, bijoux origami. Or-et-faire-part, faire part,  cartes. Polyssonne, bijoux en polymère. Résurgences, déco. Roseberry, vêtements et bijoux. Takalfaire, mode et vêtements. Tarator, bijoux. Verope , bijoux. What a Mess, bijoux. Matuvucréation, bijoux. Clemcrea, bijoux. Suricat, bijoux d'artiste. AV, accessoires mode. Liligalipette et My French Touch. Galex-la-Fée, crochet. Mirey, Bijoux liberty. Creatextiles, bijoux textiles. Poupee-rousse, accessoires de mode.

Evidemment, je ne vous parle ici que de l'organisation prévue à Paris même, mais cet évènement est organisé à l'échelle nationale, et en faisant quelques recherches sur Google, je suis sure que vous découvrirez vite que de telles expositions sont également proposées près de chez vous.

On se donne donc rendez-vous les 9 et 10 Juillet prochains ? Je compte sur vous en tout cas. :-)

13.08.2010

Le Grand Bal Dior, à Granville

Si au début de l'année, on ne m'avait donné la possibilité de ne voir qu'une seule exposition au cours des douze mois suivant, où qu'elle soit, j'aurais sans hésité répondu celle consacrée aux robes de bal de la maison Dior, à Granville. Aussi, lorsqu'il y a quelques semaines, j'ai pu organiser une petite escapade en Normandie, exprès pour visiter cette expo, j'étais aux anges.

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Voilà pourquoi j'ai été si peu bavarde par ici la semaine passéee. Trois jours et demi pour un périple passant par Arromanches (et ses plages du débarquement), Bayeux (et sa cathédrale), Villedieu Les Poêles (et ses cuivres), le Mont Saint Michel (et ses touristes) et pour arriver enfin à Granville... sous la pluie. Car la Normandie, c'est très beau, mais surtout très froid (et d'autant plus pour un mois d'août).

Quoiqu'il en soit, le jour où nous avions prévu de nous rendre au musée, le soleil était au beau fixe et c'était d'autant plus sympathique pour visiter le jardin attenant.
Car le Musée Christian Dior est en réalité une villa, "Les Rhumbs", maison d'enfance du créateur granvillais. Cette demeure de style Belle Époque domine la mer et est entourée de somptueux jardins à l'anglaise, aménagés autrefois par Madeleine Dior, la propre mère du couturier. C'est d'ailleurs un vrai plaisir de s'y balader, car ils sont parfaitement bien entretenus et libres d'accès tous les jours de l'année et ce gratuitement. Un vrai plus, d'autant que l'été, un salon de thé s'y installe pour déguster des petites douceurs parmi les fleurs.

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Une fois entré dans la villa, nous sommes accueillis par la réplique du costume de roi des animaux porté par Christian Dior lui-même au Bal des Rois et des Reines à Paris, en mars 1949, et dessiné à l'époque par Pierre Cardin. L'entrée en matière est plus que convaincante, le costume est véritablement très beau (même pour une réplique faite par des étudiants) et non loin se dessinent les premières robes de bal tant attendues.

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Elles ne sont d'ailleurs pas en reste car plus de 50 modèles sont présentés, répartis sur le rez-de-chaussé et les deux étages. Une première rouge retient mon attention, elle est relativement simple, faite en tulle essentiellement, mais son gros noeud brodé de perles au niveau du bustier fait tout son charme. Je commence à rêver lorsque je suis happée par la beauté d'une seconde robe, un peu plus ancienne, entièrement perlées dans des tons de verts d'eau et d'ivoire. Décidément, pour ceux qui auraient encore un doute, l'héritage du couturier a su se transmettre de directeur artistique en directeur artistique car les récentes créations de Galliano ne sont pas sans rappeler celle de Monsieur Dior à son époque.

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Ils n'ont en l'occurrence rien à s'envier, car leurs modèles sont tous aussi somptueux au fil de notre balade. Un peu plus loin, je continue mon marché en ajoutant une robe blanche à la coupe très simple mais extrèmement chic à mon panier. Toutes les époques sont représentées, aussi bien les grandes années de bal aux environs des années 50, que les années 2000 et les robes vu récemment sur les podiums.

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Au rez-de-chaussée, la véranda est exclusivement réservée aux accessoires de bal, autrement dit les petits cadeaux souvent précieux, que recevaient les jeunes filles à l'occasion de chaque évènemment. Il s'agissait principalement d'éventails, sur lesquels elles pouvaient y inscrire le nom de leur prochain cavalier pour une valse ou un quadrille, ou bien de boîtes à timbres, de tabatières, de miroirs à main, ou encore de carnets de bal surtout, mais aussi des portes-bouquets pour protéger leurs jolis gants, ou enfin de vinaigrette (petite boîte précieuse contenant, sous une petite grille, un coton imbibé de fort vinaigre aromatique, qui permettait à une femme incommodée par la chaleur ou étouffée par son corset de retrouver ses esprits). Tous dataient pour la très grande majorité de la deuxième partie du XIXème siècle et de la première partie du XXème. Ornés de pierres semis-précieuses pour quelques-uns d'entre eux, ces accessoires étaient magnifiques.

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Une fois à l'étage, ce sont trois robes issues du défilé Haute Couture automne/hiver 2007-2008 organisé au Château de Versailles qui se présentent à nous. Dire que je prends des cours de couture en direct est un faible mot, car j'essaie de comprendre tout bonnement comment est construit le modèle et c'est en cherchant que je comprends tout l'intérêt du mot couture. Car ce que j'ai sous les yeux ne peut pas être qualifié autrement. Les broderies sont à tomber, les coupes et les volumes sont ultras recherchés et que dire des matières dignes des princesses.

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L'expo se poursuit avec quelques modèles portés lors des fameux Bal des Débutantes, où chaque jeune fille de la haute société venait faire son entrée dans le grand monde. On y voit justement la robe choisie par Lauren Bush en 2000, et au risque de passer pour une princesse, je ne dirais pas non d'avoir la même pour mon (futur et lointain) mariage. Mais les modèles plus anciens sont tout aussi beaux et élégants et il y en a sincèrement pour tous les goûts.

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Une fois arrivée au dernier étage, nous tombons directement sur quelques photos à dominance de bleus accrochées au mur. On y distingue des échantillons de broderies, des photos prises sur le vif en plein travail dans les ateliers de couture, un sublime croquis probablement de Galliano himself, et puis incontestablement, on ne peut voir que ça :

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LA robe portée par Eva Green pour le lancement et la campagne publicitaire du parfum Midnight Poison, LA robe que l'on retrouve sur toutes les affiches chez les commerçants granvillais. Elle est là, juste sous nos yeux, impressionnante par sa beauté et par le travail qu'elle a exigé. L'ampleur est colossale, la traîne n'en fini plus, et la broderie parvient définitivement à m'achever. S'il n'y a qu'un seul modèle à retenir, c'est forcément celui-là. Encore une fois, je cherche à décrypter ses secrets de fabrication et croyez-moi qu'ils sont bien cachés sous les épaisseurs et les épaisseurs de tissu. Je perçois tout de même quelques détails qui me permettent de comprendre une infime partie du travail qui a été réalisé. Et quand je pense au temps que j'avais passé sur certains modèles pour le défilé de mon ex-boss, je rigole, car on peut aisément multiplier ceci par cinq pour obtenir un tel modèle.

C'est bien simple, je suis tellement hypnotisée que je ne veux plus décoller de la vitrine qui nous sépare. Et pourtant, à quelques mètres, trois dernières robes des collections Haute Couture récentes nous attendent pour le mot de la fin.

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Difficile de ne pas ressortir de là sans des étoiles pleins les yeux, et un petit souvenir au passage. Le livre consacré à l'exposition devient mien et même si je n'ai pas eu le temps de faire davantage que le feuilleter rapidement, je peux quand même vous dire qu'il regorge de belles images et qu'il a l'air particulièrement complet.

L'exposition se déroule jusqu'au 26 septembre et je ne saurais davantage vous poussez à y aller. On en prend véritablement pleins les yeux et l'on se rêve facilement vêtue d'une telle robe pour aller au bal. Le musée est ouvert tous les jours, de 10h à 18h30, mais assurez-vous d'être sur place au moins quinze minutes à l'avance car les gens n'hésitent pas à faire la queue et malheureusement, pour des raisons de sécurité, l'accès est limité à un certain nombre de personnes.

Pour toutes les infos pratiques, c'est par ici. Et pour le rêve... épousez un milliardaire ! ;)

02.08.2010

Le Jardin Japonais

Il y a trois semaines déjà, je m'éclipsais une petite semaine pour partir direction la Vendée, région que je connais particulièrement bien puisque mes grands parents y habitent toujours et parce que j'y ai passé de nombreux étés. Cependant, s'il y avait bien quelque chose que je n'avais pas encore visité dans les environs, c'était le célèbre jardin japonais de Maulévrier.

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Pour tous ceux et celles qui ne sauraient pas où ça se situe (car je sens que la géographie et vous, ça fait deux ^^), Maulévrier est situé dans le Maine-et-Loire, à quelques kilomètres seulement de Cholet (Cholet étant à 150km du Mans pour vous aider un peu plus). Bien qu'il donne vraiment l'impression d'être dans un bled paumé, le parc oriental est pourtant le plus grand jardin japonais d'Europe ! Et oui.

Une visite guidée, ça vous dit ? C'est parti...

La parc, qui s'étend sur 29 hectares exactement, a été conçu entre 1899 et 1913 par l'architecte parisien Alexandre Marcel, lui-même concepteur du pavillon du Cambodge à l'Exposition Universelle de 1900. Pendant près de trente ans, c'est lui qui a supervisé et aménagé le parc, y plantant de très nombreuses espèces d'arbres et de plantes pour atteindre aujourd'hui le chiffre d'environ 300 espèces de plantes différentes.
A sa mort, le parc fut abandonné et devint en quelques années friches et ruines. Ce n'est que quarante ans plus tard, lorsque le parc vu racheté en partie par la commune de Maulévrier, que la restauration commença enfin, grâce aux photographies de l'époque et aux souvenirs. Aujourd'hui, le parc a été nommé Jardin Remarquable et accueille des milliers de visiteurs chaque année, venus des quatre coins du globe.

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Lors de la restauration du parc, de nombreuses études et travaux furent engagés, et en septembre 1987, des professeurs japonais des universités de Tokyo et Niigata estimèrent que le jardin crée aux abords de la rivière et du lac est inspiré de la période EDO au Japon (XVI-XIXème siècle).

L'eau possède une place très importante au sein du parc car elle représente les 3/10ème de la surface du jardin. Sa circulation se fait d'est en ouest afin de symboliser la trajectoire du soleil et parallèlement, évoquer la vie : levant = "naissance" / couchant = "mort". Au fil des saisons, la végétation évoque également les différentes périodes de la vie d'un homme : printemps : naissance, jeunesse ; été : adulte, maturité ; automne : vieillesse, sagesse ; hiver : repos, mort, éternité.

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L'embarquadère, appelé Azumaya au Japon, fut totalement détruit pendant la période d'abandon. Le bâtiment actuel a été réalisé en 1987 à partir des photographies prises lors de sa construction en 1910. Au sommet du bâtiment, le phoenix domine. Cet oiseau mythique orne souvent les sommets de certains temples dans les jardin japonais, comme celui de Byodo-In.

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La corne d'or ou thoja est un élément recouvert de losanges de verre doré, et est une extrémité de la toiture d'un temple thaïlandais. Représentant le haut du corps du Naja, c'est l'esprit protecteur des eaux. Cet élément faisait parti de l'Exposition Universelle de 1900 à Paris. Elle fut sans doute installée ici pour créer un premier plan, vu du jardin de la pagode. La pièce d'eau semble ainsi plus profonde, ce qui suggère l'infini et l'immortalité.

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Les lanternes sont omniprésentes au sein du parc. Les premières apparurent au Japon au 12ème siècle, autour des temples bouddhistes et dans leur jardin. Elles sont ensuite introduites dans les jardins particuliers au 16ème siècle par les maîtres de la Cérémonie du Thé, puisque certaines cérémonies avaient lieu le soir, et qu'on avait pris l'habitude d'allumer les lanternes à cet effet.

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La butte au azalées fut restaurée en 1989 et amménagée pour être plus en correspondance avec le style du jardin en 1996. Située et plantée à l'opposé du jardin de la pagode, la butte aux azalées est point fleuri au printemps. Ses gradins sont en effet recouverts d'azalées et de glycines japonaises "montées en arbre". Du sommet de la butte, on y découvre une vue imprenable du jardin et du lac. Au Japon, un tel endroit peut être un lieu d'exposition où, à différentes saisons, sont placées les plus belles plantes en pot.

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Le pont rouge est typiquement japonais. Il permet d'accéder aux îles qui symbolisent le Paradis taoïste ou "îles des immortels". C'est un lieu sacré et la couleur rouge-orangé du pont peut être considérée comme la couleur sacrée au Japon. Le Torri (ou portique rouge) désigne l'entrée dans un lieu sacré. Disposé pour qu'il soit vu du jardin de la pagode, il signale l'entrée du "Paradis".

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Reliant le lac au temple, l'escalier aux lions a une grande valeur religieuse. Les lions, postés de part et d'autre sont les gardiens du temple : ils en protègent l'accès à partir des eaux. Ils faisaient eux aussi partis de l'Exposition Universelle de 1900 à Paris. Face à l'escalier, de l'autre côté du lac, on peut voir la corne d'or.

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Ce temple Khmer faisait également parti du Pavillon de l'Exposition Universelle, aménagé par Alexandre Marcel. Il a été remonté et moulé sur place à Maulévrier. L'ensemble des fissures est volontaire, ce genre de fabrique est appelé "fausse ruine". Le temple est aujourd'hui un lieu de rencontre pour les cambodgiens de la région. A l'intérieur, on peut voir une statue de Bouddha. Il est assis dans la position du lotus, sur les anneaux du Naga. Sur le fronton (la partie suppérieure), on voit sourire les apsaras : ces danseuses et danseurs divins qui prodiguent aux Dieux et heureux élus les joies du paradis. Aux coins, les génies du monde souterrain protègent le temple des mauvais esprits.
La statue de droite représente le Dieu Vishnu, qui porte la massue de la justice. C'est également le Dieu conservateur et le Dieu de la sagesse. A gauche se trouve sa femme Lackmi, déesse de la beauté et de la fortune.

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Dès sa réalisation en 1903, Alexandre Marcel et sa belle-famille propriétaire du château Colbert, nomment ce bâtiment la pagode, en raison de sa situation et son utilisation dans le jardin japonais, et de son clocheton évoquant le style japonais. Depuis 1999, l'ancien salon de thé a été aménagé pour installer des panneaux d'information sur l'histoire et le symbolisme du parc.

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Si la balade vous a plu, retrouvez ici toutes les informations nécessaires pour vous rendre à Maulévrier.

Très bon lundi !

06.05.2010

Balade à la Foire de Paris

Mardi, comme vous l'avez peut-être noté, j'ai passé la journée à la Foire de Paris, rendez-vous annuel que j'essaie de ne jamais râter. Car c'est toujours l'occasion de découvrir tout un tas de choses : des jeunes créateurs divers et variés, des gadgets rigolos, de nouvelles inventions parfois farfelues, bref, j'y ressors le plus souvent très enthousiaste.

Et cette fois-ci n'a pas dérogé à la règle ! Certes, je ne suis pas repartie avec la foire entière sur le dos (budget plus serré oblige) mais j'ai quand même réussi à me gâter un peu avec une sublime bague et ses boucles d'oreilles assortie. Histoire pour les dernières réfractaires de bien comprendre qu'à la Porte de Versailles, on ne vend pas que du saucisson et des babioles foireuses !
Parce que je me doute encore que pour quelques-unes (voire quelques-uns, ne soyons pas sectaires), la foire est synoynime de marché de campagne méga ringard où il fait bon ne pas aller se promener.

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Or ça n'a strictement rien à voir : ok on y trouve du saucisson, et pleins d'autres choses à déguster mais pas que ! La foire se divise en fait en sept pavillons distincts, chacun répondant un thème bien spécifique parmi : Maison et Environnement, Bien être et Loisirs, et Culture du Monde. Pour ma part, je suis allée me promener dans quasiment chacun des pavillons (j'ai zappé le numéro 6, car mes pieds n'en pouvaient plus) et tous sont bien différents. Mon préféré ? Sans conteste le numéro 5, réparti sur deux niveaux, qui nous propose, dans un premier temps, un espace dédié à l'artisanat français et européen (autrement dit des créateurs de bijoux, de vêtements, des peintures, des sculptures, etc etc.) et dans un second temps, un étage entièrement conçu sur le thème du bien être des femmes. Rien que ça ! Au programme : des accessoires de mode, un espace loisirs créatifs, et un autre sur le bien-être côté forme et côté beauté.

Après, libre à chacun de venir à la foire pour se faire maquiller, coiffer, manucurer, bichonner, etc etc. Ce n'était pas ce que je cherchais principalement, donc j'ai laissé les crèmes et les vernis de leur côté, mais j'ai quand même bien apprécié l'ambiance qui se dégageait dans ce grand hall où la femme était vraiment mise à l'honneur.

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Après ça, je suis bien évidemment allée faire un tour du côté du fameux Concours Lépine, où j'ai trouvé quelques inventions vraiment intéressantes. Dommage que toutes ne soient pas encore commercialisées, d'ailleurs, car je suis convaincues que certaines se seraient vendues comme des petits pains. Et puis j'ai fini par les piscines et autres saunas, afin de faire une petite sélection pour mon futur château. Le choix a été rude, mais j'ai sélectionné mon spa ! ^^

Pour les plus gourmandes, sachez que le hall quatre, dédié à la richesse du monde et à la terre des tropiques propose énormément de choses délieucieuses à grignoter et à boire. Personnellement, je n'ai pas pu résister au sorbet coco (aromatisé au rhum, d'ailleurs) fait maison et bien m'en a pris. Il était succulent, et m'a donné envie de repartir aux Antilles prochainement (quand j'aurais été définitivement payée, en fait).

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La Foire de Paris, pour celles que j'aurais réussi à convaincre, se tient à la Porte de Versailles jusqu'à dimanche prochain, et est ouverte de 10 à 19h tous les jours, et même dès 9h30 le week-end. Pour plus d'informations, rendez vous directement sur le site de la Foire de Paris !

Je vous laisse avec les photos de mes boucles et de ma bague (qui sont exactement de la même couleur, contrairement aux photos) car de mon côté, je refile sur Paris pour quelques emplettes du côté du Marché Saint Pierre cette fois-ci. Have a great day !

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23.02.2010

A month ago...

Il y a tout juste un mois, à la veille de mon anniversaire, souvenez-vous, je m'apprêtais à faire un grand et beau voyage. Je m'envolais en effet pour l' Inde avec une certaine Bharati pour hôtesse.

Un voyage à travers les couleurs, les danses, les sons des tam tam, à travers une culture extrêmement riche et variée. Un voyage dont je ne me suis toujours pas remise quatre semaines après. Un voyage que je reprogrammerais sans souci tant j'ai été happée, charmée et envoutée par le spectacle qui m'était offert.

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Mais laissez moi vous présentez le déroulement de mon vol en musique !


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Il est 19h, mes bagages sont prêts, j'ai revêtu mes plus beaux souliers, il est grand temps que je me dirige vers l'aéroport du Palais des Congrès de Paris. Le décollage est prévu pour 20h30, ce serait plutôt ennuyeux que je rate mon avion ! Celui-là même que j'attendais depuis plus de quatre ans. Vraiment dommage, n'est ce pas ?


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Heureusement pour moi, le taxi fonce, et à ce rythme là, j'imagine que j'aurais même le temps d'aller flâner un peu dans les boutiques de DutyFree. Quelques kilomètres plus loin, je me rends rapidement compte que j'ai parlé trop vite. L'autoroute est paralysée, les voitures sont à l'arrêt, et pendant ce temps là, l'aiguille tourne. Dix minutes passent, mon bolide n'a quasiment pas avancé d'un pas. La tension monte, les larmes commencent à me monter aux yeux. Quasiment 1500 jours que je patiente sagement, que je me renseigne sur mon voyage, trouve des billets première classe, et voilà qu'un bouchon monstre va me priver de mon bonheur !


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19h50, nous sommes encore à 15 kilomètres de la porte du paradis, et l'embarquement est dans quarante petites minutes. Le stress me tord l'estomac, l'ulcère n'est pas loin, et soudain, la situation se débloque, après avoir fait une dizaine de kilomètres en première, voilà que mon chauffeur peut enfin passer la cinquième ! J'exulte, je reprends confiance, mes yeux sont toujours rivés sur l'horloge, mais j'y crois plus que tout. Nous entrons enfin sur le périphérique, par miracle, celui-ci est dégagé dans notre sens de circulation, ce qui est loin d'être le cas pour ceux qui se dirigent vers le sud. 20h07, j'ai enfin la carte du parking dans les mains, je reprends vie, l'avion ne décollera pas sans moi.

Moins de dix minutes plus tard, je suis à bord, prête pour deux heures de voyage, et finalement, j'ai même le temps de grignoter un petit quelque chose pour apaiser mon pauvre estomac mis à mal quelques minutes auparavant.


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Et puis, les lumières se tamisent, notre guide se présente. C'est lui qui va s'occuper de nous tout le long du vol, nous expliquer l'histoire de cette jolie jeune fille répondant au doux nom de Bharati. Car une histoire, il y en a bien une :

"Siddharth, un ingénieur indien ayant été élevé aux États-Unis, arrive à Varanasi pour travailler sur le grand projet de nettoyage du Gange. Occidentalisé par son mode de vie, il est en devenu cynique et méprisant envers la culture indienne, ce qui ne l'empêche pas néanmoins d'être attiré par la mystérieuse et insaisissable Bharati qu'il rencontre au bord du fleuve.
Devenue orpheline dès son plus jeune âge, puis élevée par Domjara, l'intérêt que porte Bharati pour Siddharth est instantané. Celui-ci ressent sa présence n'importe où, mais il est bien incapable de se tenir près d'elle et d'apprendre à la connaître. Domraja, le père adoptif de Bharati, attaché aux traditions et sur-protecteur, entrave également le rapprochement entre les deux jeunes gens.
Pour Siddharth, le fait de tomber amoureux de Bharati est une véritable transformation intérieure. A travers elle, il tombe amoureux de l'Inde traditionnelle et moderne; l'Inde où tous les siècles semblent coexister ensemble en même moment, l'Inde où le désordre organisé semble être célébré.
Tandis que Bharati lui fait découvrir le miracle de l'Inde, Siddharth qui était venu pour nettoyer le Gange de sa pollution, finit par découvrir le sens de sa vie et celui de l'amour. Bharati réveillant en Siddharth un désir ardent de communiquer avec ses propres racines. "


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L'histoire a de quoi séduire et le temps passe si vite en la compagnie de notre guide que nous voilà déjà en Inde alors que nous avons toujours les pieds dans l'avion. Les tableaux s'enchaînent, les costumes défilent pour toujours plus de couleurs et de paillettes, les pas nous surprennent par leur rapidité et leur qualité d'éxécution si bien que finalement, nous en avons le souffle plus coupé que celui des danseurs !


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Pas une minute de répit, le voyage se doit d'être court mais le plus intense possible. Bientôt, nous voilà à la moitié du vol, les airs bien connus se font entendre, le guide entame son monologue pour nous ramener sur Terre. Et la consécration est là : les 3723 passagers sont debout dans la salle, frappant des mains à en faire trembler l'avion, dansant au rythme du tempo, accompagnés par la douce Bharati.

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L'engouement est tel que les membres de l'équipage se propagent à travers les allées, nous invitant à se joindre à la danse, à taper dans nos mains encore plus fort. Les rappels durent, le voyage était trop beau pour qu'il s'achèvent ainsi. Les remerciements pleuvent, tant nous aurions tous aimés rester davantage encore avec eux.


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C'est bien simple, j'ai tellement applaudi que je ne sens plus mes mains ! Toute comme Siddharth, l'Inde m'a envouté, je n'arrive à retrouver la terre ferme. Mes yeux brillent, mes oreilles sont envoutées, je viens de comprendre : un jour, l'Inde m'accueillera.

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Mais les bonnes choses ont toujours une fin et l'atterissage est douloureux. Le rideau se referme, les membres de l'équipage retournent dans leur loge, les passagers évacuent l'avion, et je n'ai qu'une envie : repartir aussitôt.

Depuis quatre semaine, mes oreilles vibrent au son des voix des six chanteurs présents sur scène ce soir là, et mes poils se hérissent lorsque j'entends le final, car jamais, non jamais, je n'ai assisté à de tels applaudissements !


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Je n'aurais donc qu'un seul et unique conseil à vous donner, précipitez-vous également dans l'avion lors de leur prochain passage en France ! Vous m'y retrouverez, soyez-en certain(e)s ! :)

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PS : La réprésentation à laquelle j'ai assisté était filmé, en prime ! Donc pour les plus impatient(e)s, le dvd devrait sortir très prochainement. ;)

10.11.2009

Pour la bonne cause

Souvenez-vous, il a quelques semaines, je vous avais parlé d'un projet qui venait subitement de mon tomber dessus, et bien évidemment, comble du bonheur, un week-end, qui plus est.
Aujourd'hui, je suis enfin autorisée à vous en dire un peu plus à son sujet. Pourquoi maintenant et pas hier ? Tout simplement parce qu'hier soir, en l'occurrence, avait lieu l'inauguration de l'événement avec la presse et tout ce qui va avec. Et que ce n'est qu'à partir d'aujourd'hui que l'exposition est ouverte au public.

Mais l'exposition de quoi, me direz-vous ? Eh bien celles des Frimousses. Ça ne vous dit rien ? Laissez moi vous expliquer.
Les Frimousses, ce sont avant tout des poupées chiffons créées par des gens comme vous et moi, vendues au profit de l'Unicef, de façon à vacciner (le plus souvent) des milliers enfants à travers le monde (et cette année, ce sera d'ailleurs en faveur du Darfour). Sauf que vous vous doutez bien que si j'avais créé de mes blanches mains une telle poupée pour l'occasion, je n'aurais pas patienté un mois et demi pour vous la montrer.

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Poupées Giorgio Armani et Christian Dior


Non, si j'ai gardé le silence jusque là, c'est parce que bien évidemment, tout ceci avait un lien direct avec mon travail. Car ce n'est pas moi qui ait créé une poupée, mais mon patron. Et pas n'importe quelle poupée, non, sinon ça n'aurait eu aucun charme. Non, une poupée qui en jette, puisqu'à l'effigie d'une très grande actrice du cinéma français : Isabelle Adjani. Oui, rien que ça !

 

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En un temps record (confirmation du projet vendredi matin, pour une poupée finie en intégralité le mardi midi), mon boss s'est donc chargé de dessiner une forme de poupée le plus à même de représenter l'actrice et bien entendu, de l'habiller tout en gardant son propre style, mais également en conservant les grands "codes" d'Isabelle, notamment son chapeau noir et ses grosses lunettes assorties. Mon rôle là dedans ? Faire en sorte que le dessin prenne vie, et pas simplement en y ajoutant de la couleur : en le créant en 3D, forcément !

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Laeticia Hallyday, marraine de Unicef France, avec les poupées Chacok et Stella Cadente 2008


Et pourquoi mon patron a t-il créé cette poupée unique ? A cause des Frimousses de créateurs cette fois, qui seront mises en vente le 19 novembre prochain. Ces poupées là ont la particularité d'avoir toutes été dessinées par de grands noms de la mode (Dior, Chanel, Lacroix pour ne citer qu'eux) et d'être vendues aux enchères en tant que poupées de collection pour bien évidemment, rapporter plus de dons pour l'Unicef. Et mon patron est le seul parmi les centaines de maisons de coutures participant à l'événement a avoir créé celle à l'effigie de Mlle Adjani. La classe, non, à ce stade là ?

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Poupées Christian Lacroix et Kenzo

Du coup, pour le plaisir des yeux surtout, pour jouer les grands donateurs dans un second temps (si votre compte en banque vous le permet évidemment ; l'année précédente ayant quand même réalisé près de 220 000€ de dons), je vous invite tous et toutes (parisiens et parisiennes uniquement, malheureusement) à vous rendre au Petit Palais, d'aujourd'hui à dimanche prochain donc, pour voir de plus près toutes ces jolies poupées qui, je l'espère, partirons à prix d'or !

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La notre (vu mon implication dans le projet, je peux quasiment la considérer comme moitié mienne) fait partie des cinq plus belles, je vous laisse juger. ^^

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26.09.2009

Ah si j'étais riche...

Il y a quelques jours, en lisant une newletter à laquelle je suis inscrite depuis plusieurs mois déjà, j'ai découvert qu'il y avait une exposition de chaussures de créateurs juste en face de l'immeuble où je travaille.

 

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Edith & Ella


Qui dit chaussures dit forcément cerveau en état d'alerte maximum ! J'avais donc prévu d'y aller rapidement, un midi, pendant ma pause déjeuner, mais les jours sont passés à une allure folle, et j'ai toujours trouvé autre chose à faire de plus important, si bien qu'encore une fois, j'ai repoussé à nouveau.

Et puis jeudi, j'ai appris que je serais seule au bureau à l'heure du déjeuner, et j'ai décidé de me prendre par la main pour mettre enfin les pieds à la Maison du Danemark
où se tient l'exposition. Et évidemment, je n'ai pas été déçue du voyage !

 

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Cecilie Toklum, entre les deux couleurs, mon coeur balance


L'exposition est toute petite, elle se fait en une demie heure (même si on prend le temps de tout lire), donc pour les parisiennes, c'est hyper facile de la glisser lors de sa prochaine pause déjeuner. De toutes façons, il n'y a pas tellement d'autres possibilités, puisque l'expo est fermée le lundi, et le restant de la semaine, elle n'ouvre qu'à 13h pour fermer à 18 ou 19h suivant les jours. Donc niveau créneaux horaires, c'est pas évident, mais ça vaut vraiment la peine d'y mettre les pieds rapidement, car tout ça s'arrête dans une semaine exactement !

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Camilla Skovgaard

 

Oui, je reconnais que je ne suis pas en avance pour vous en parler, mais la newletter avait du se tromper, car elle prévoyait la fin de l'expo pour le 8 et non le 3 octobre prochain. Bref, c'est pour ça que ça en devient urgent !

Et sinon, alors, qu'y a t-il de beau à voir ? Des chaussures classées selon six thèmes différents : la beauté, le confort, la performance, la chaussure comme prothèse, la chaussure-sculpture et la chaussure dans l'histoire.
L'expo présente essentiellement des créateurs danois (Cecilie Toklum, Camilla Skovgaard, Edith & Ella) et ma foi, c'est tout aussi beau et sympathique que Louboutin. Bon, pas tout, évidemment, les chaussures dites confortables sont forcément hideuses, mais dans la catégorie beauté, ils ne se sont absolument pas trompés lorsqu'ils ont organisé l'expo !

 

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Cecilie Toklum, mon nouveau graal

 

En dehors de ça, on retrouve évidemment quelques paires de Manolo Blahnik et Jimmy Choo (le 14 novembre chez H&M, c'est ça ? ^^), mais également des créations de Marc Jacobs comme les fameuses souris, ou bien Vivienne Westwood avec des modèles dans l'esprit "bondage".

 

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Manolo Blahnik, qui sont divines en vrai

Forcément mes yeux se sont davantage posés sur ce genre de souliers plutôt que sur les affreuses paires que je ne porterais même pas si mes pieds souffraient le martyr, mais l'expo en elle-même est très intéressante et faire le tour en entier ne vous prendra pas plus de temps que d'admirer l'ensemble des paires dans lesquelles, malheureusement, vos pieds ne rentrent pas. Ah si, les miens rentraient dans les sublimes Hyper Privé rose fuchsia à sequins de chez Louboutin ! Simplement, les chaussures étaient collées à la table, et puis, je n'étais pas là pour faire du shopping. Quoi que, je me serais bien laissée tenter !

 

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Camilla Skovgaard

Pour les plus téméraires, un catwalk rose fuchsia (décidément !) est même installé au centre de la pièce pour que, l'espace de quelques secondes, vous jouiez les Kate Moss en plein défilé. Je ne me suis pas risquée à l'essayer, j'aurais eu trop peur de me tordre la cheville comme c'est mon habitude, mais rien ne vous en empêche, peut-être qu'en demandant gentiment, on vous prêtera même une paire, qui sait ?!

Dans un autre registre, Violise Lunn nous propose des paires de chaussures en papier. Oui oui, en papier ! C'est très beau, très poétique surtout, et ça m'a fait penser à des pantoufles pour les fées et les lucioles. Je sais, j'ai une imagination débordante, mais regardez, et reparlons-en ! :)

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Et pour celles qui aiment les jolies photos de souliers, l'artiste Stine Heilmann expose quant à elle quelques unes de ses reproductions où l'on peut y voir de magnifiques escarpins réalisés en fleurs ou bien en fruits. Toutes proviennent de sa collection Botanic Couture, en hommage à la Haute Couture parisienne, et rien que pour le plaisir des yeux, voici quelques photos :

 

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Le seul reproche avec cette exposition, c'est que malheureusement, en ne proposant que ou presque que des créateurs danois, il est quasiment impossible de savoir où se vendent ces sublimes chaussures en France. Certains modèles m'ont vraiment fait craquer, et jusque là, mes recherches n'ont rien donné. Même le fameux Netàporter ne propose pas la totalité de mes nouveaux créateurs chouchous et je n'ai pas prévu d'aller au Danemark de si tôt. Si quelqu'un a une piste, je suis preneuse, bien évidemment !

J'espère vous avoir convaincues car pour celles qui aiment les belles chaussures comme moi, il ne faut vraiment pas la rater.

 

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Cecilie Toklum, mais vus vous en étiez douté, non ?

 

Pour plus d'informations, je vous recommande ce site : www.maisondudanemark.dk et pour celles qui sont intéressées, ça se tient donc au 142 avenue des Champs Elysées, Paris 8ème (au 2ème étage), du 3 septembre au 3 octobre, du mardi au vendredi de 13 à 19h, et les samedis, dimanches et jours fériés de 13h à 18h (fermé le lundi). L'entrée est libre, c'est le moment d'en profiter !

Très bon samedi !

02.05.2009

Ballade au pays des crinolines

La semaine passée, par une après midi plus qu'ensoleillée, je suis allée me promener au musée Galliera à Paris. L'exposition sur les crinolines me semblait vraiment immanquable, et il ne me restait que peu de jours pour la visiter, avant sa fermeture.
J'ai donc sauté sur l'occasion et me suis accordée un moment de détente autour des robes à froufrous et des accessoires plus beaux les uns que les autres.

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Il faut dire que les crinolines, je commence à bien connaître, j'ai travaillé dessus pendant un bon trimestre, lors de ma dernière année d'étude, et j'avais même eu l'occasion d'en réaliser une, pour un de mes costumes.
La technique, donc, je savais à quoi elle ressemblait. Une crinoline étant  à l'origine un jupon fait de crin, puis, par la suite, une sorte de cage réalisée à l'aide de nombreux cerceaux métalliques (ou baleines), le tout maintenu ensemble par des bolducs.

 

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Seulement, la technique n'explique pas tout, et je voulais absolument découvrir le volume ainsi créé à l'aide de ces crinolines. Celles-ci pouvant, à l'heure actuelle, avoir toute sorte de forme, je me demandais quelle allure pouvait bien avoir les femmes à cette époque.

 

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Je n'ai pas été déçue, l'exposition comptait plus de trois cent modèles, ainsi que de très nombreux accessoires, pour certains inconnus jusqu'alors. Articulée autour des trois salles, l'exposition était assez bien construite, même si aucune chronologie n'était vraiment respectée. J'y ai aperçu différents styles de vêtements : de la robe de bal en passant par la robe de jour, de celle d'été à celle de plage, du manteau à la cape, bref, tout l'éventail de la garde robe féminine de l'époque.

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J'ai été particulièrement surprise par leur tour de taille, que je savais très fin à cause du port du corset, mais je n'imaginais pas que cela pouvait atteindre la taille de mon mollet ! Je comprends ainsi mieux pourquoi certaines femmes s'évanouissait au moindre mouvement, leur poitrine étant tellement comprimée dans ces carcans.

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La finesse des tissus m'a également interpellé car j'étais loin d'imaginer qu'à cette époque déjà, on travaillait des étoffes aussi légères, fluides et fragiles. Leur technique de gaufrage des tissus était particulièrement remarquable ainsi que leurs finissions, dignes des plus grandes maisons de couture. Je me suis même amusée à chercher les coutures de montage sur un boléro en dentelle de calais, et il m'a fallu plusieurs minutes avant d'en apercevoir, tellement le travail de couturière avait été parfaitement façonné.
Quand on réalise que certaines jupes ont nécessité plus de dix mètres de tissus pour des crinolines d'un mètre quatre vingt de diamètre, on se dit qu'ils ne devaient pas compter leur temps pour réaliser une robe de bal !

La collection d'accessoires était tout autant passionnante car d'une richesse incroyable. Entre les nombreux éventails décorés de motifs divers et variés, les minuscules carnets de bal, les porte-bouquets parfois mêmes intégrés aux éventails, les mouchoirs brodés mains d'une qualité que l'on ne retrouvera plus jamais, les bijoux des grands joailliers de l'époque, les souliers si petits et si étroits que nos pieds actuels ne rentreraient pas dedans, le manchon en plume de paon et fourrure, les chapeaux et autres parures de tête, ce sont les ombrelles qui m'ont le plus fasciné.
Il faut dire qu'entre la dentelle de calais qui recouvrait l'armature, et le manche décoré et sculpté dans de l'ivoire, pour la plupart, le résultat était vraiment impressionnant.

 

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Quelques pièces ayant appartenu à l'impératrice Eugènie et à la princesse Mathilde étaient également présentées, et j'ai d'ailleurs reconnu une robe exposée d'habitude au château de Compiègne. Cela m'a donné envie de poursuivre la découverte de cette époque, et je crois bien que lors de mon prochain séjour dans la ville, je m'accorderai une nouvelle ballade.

 

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Une autre exposition mérite certainement le déplacement, celle du château de Versailles, sur les Fastes de la Cour. Elle se tient jusqu'au 28 juin au sein même du château, et habitant à moins de 10 km, ça serait vraiment honteux de ne pas y mettre les pieds.
Je vous tiendrais au courant lors de mon éventuelle ballade.

Certains d'entres vous ont-ils déjà eu l'occasion d'y aller ? Comment est-ce ?

Je vous laisse avec cette vidéo, dans laquelle vous pourrez apercevoir certains modèles de l'exposition au musée Galliera. Bon week-end à tous.



NB: la grosse majorité des images provient du site de La Couturière Parisienne, et je vous invite à découvrir ce site sur les éventails assez fourni, et celui-ci, sur l'histoire de la mode enfantine.