02.09.2010

De retour

Voilà désormais deux jours maintenant que je suis rentrée de l'Océan Indien et je suis obligée de reconnaître que je suis extrêmement triste d'être de retour en France, tant mon voyage a été merveilleux.

Les Mauriciens sont particulièrement attachants, chaleureux, hospitaliers si bien que le choc culturel une fois en métropole est encore plus frappant. Je n'ai pas mis les pieds dans le métro depuis mardi, mais j'imagine assez bien que tout le monde a le regard vide, le sourire vraiment bien caché et l'esprit à la nostalgie des vacances passées.

Tout ça ne m'aide donc absolument pas à faire disparaître le spleen du retour qui m'assaille depuis le départ de l'hôtel pour se rendre à l'aéroport. Ces dix petits jours resteront longtemps gravés dans ma mémoire grâce aux paysages que j'ai pu découvrir et qui m'ont époustouflé, aux rencontres que j'ai pu faire et qui découleront très bientôt sur une correspondance régulière, à toutes ces choses que j'ai appris sur moi et qui m'ont particulièrement fait cogiter, et puis surtout au pacifisme de cette population multiculturelle qui nous donne clairement à réfléchir, à nous pauvres petits occidentaux.

Heureusement les obligations professionnelles m'aident à sortir de ma mélancolie et j'ai tellement à faire que les moments de tristesse commencent à se faire rares. Le compte rendu de mon voyage ne débutera que ce week-end cependant, 765 photos ne se triant pas en une journée, et le besoin d'un nouveau mac se faisant vraiment ressentir pour traiter tout ça.

Je vous laisse donc ce matin avec seulement quelques photos pour vous faire patienter et vous dit à très vite.

à dépatouiller 1023.jpg

Mon avion étant celui au second plan, le plus gros des deux

à dépatouiller 1058.jpg

à dépatouiller 1137.jpg

à dépatouiller 1217.jpg

à dépatouiller 1624.jpg


26.05.2010

Encore un et je mords

Mes fidèles lectrices (et lecteurs) ne sont pas sans savoir qu'il y a encore deux mois, je travaillais sur les Champs, à deux pas de l'Arc de Triomphe, dans une boîte que je voulais quitter au plus vite, tant je ressentais le besoin d'être entourée de vrais pros. Ceux-là même savent également qu'une fois le défilé tant attendu passé, j'ai été congédiée pour, je cite, "travail pas la hauteur d'une maison de Haute Couture", alors qu'étrangement, ça faisait quand même un an que je faisais partie de l'équipe et et que j'étais félicitée pour la qualité de mon travail.

Enfin bref, passons....

Le 6 avril dernier, j'effectuais donc mon dernier jour, soulagée que j'étais de quitter une équipe décomposée et démotivée par l'ambiance détestable qui régnait depuis près d'un mois déjà. En bonne naïve que je suis, je pensais repartir ce jour là avec mon solde de tout compte et la paperasse qui l'accompagnait. Mais c'était sans compter sur "super-boss" qui m'appris ce jour-là que solde de tout compte il n'y aurait pas, car arrêt maladie il ne reçu pas. Je vous passe les détails concernant le renvoie du dit arrêt de travail dans les délais les plus courts possibles (alors que bon, le premier envoi avait été fait en temps et en heure) et des appels incéssants que j'ai effectué pendant facilement une quinzaine de jours pour savoir s'il avait été bien réceptionné et transmis à la comptable.

Fin avril, j'étais persuadée que ce n'était plus qu'une question de jours pour qu'ils m'appellent en me disant que mon solde était désormais prêt et que je pouvais passer le chercher au bureau. Sauf que fin avril, nous en étions passés à un nouveau stade, celui du : je connais ton numéro alors je décroche pas quand tu m'appelles. Assez proche en fait de celui du : je me fais passer pour absent alors qu'en réalité, je suis juste dans le bureau à côté en train d'écrire des conneries sur Facebook. Imaginez un peu ! J'ai été obligée de les appeler avec un autre numéro pour arriver à les joindre. Et encore, non sans mal ! Et pour m'entendre dire, en plus, que oui oui, les papiers étaient en cours (heureusement, quasiment trois semaines après) et que c'était pour très bientôt.

Ouais, très bientôt mes f***** oui ! J'ai tellement attendu en vain que le 23, je me décide à envoyer une première lettre en recommandé, mentionnant les prud'hommes, histoire (croyais-je) de les faire réagir rapidement. L'accusé me revient plus de 10 jours après ! C'est quinze jours maxi pour aller chercher ce type de courrier, juste pour info. Pas de nouvelles pendant encore une grosse semaine jusqu'au jour où paff, je reçois un texto (les lâches) me disant que mon solde sera prêt ce jour là (ne devait-il pas l'être depuis le 6 avril, en réalité ?). Pas un mot de plus, pas un "je vous contacte rapidement pour prendre rendez vous", rien, que dale ! Forcément, bonne poire, je tente d'appeler, savoir quand, la semaine suivante, je pourrais ENFIN passer au showroom. Mes appels restent vains, encore et encore, et une semaine encore après (à croire qu'ils ne sont joignables que le jeudi, entre 0h00 et 1h00), j'obtiens finalement de la part d'une de mes anciennes collègues qu'un de mes patrons me recontacte au plus vite. Le soir même, je reçois justement un mail (notez qu'ils ont toujours peur de moi, hein, alors que bon, quand même, je pèse pas lourd face à eux) indiquant que je devrais en savoir plus la semaine suivante. Une semaine, encore une, après toutes celles qui viennent de s'écouler, après tout, je n'en suis pas à une près, non ?

Sauf que le week-end aidant, les soux baissant sur mon compte aussi (ben quoi, pas de paye depuis février alors qu'on est début mai, ça commence à faire), le lundi matin, c'est d'un pas décidé que je me rends aux prud'hommes. On est le 10 mai, ça fait donc déjà plus d'un mois que ma situation aurait du être régularisée. Ce jour là, j'en apprends des belles (notamment que mes patrons n'auraient jamais du me proposer un CDD puisque j'avais travaillé au black pendant trois mois juste avant), je passe le double de temps par rapport aux autres personnes dans le bureau du conseiller prud'homal. Je suis remontée à bloc, plus rien ni personne ne m'arrêtera et je suis bien décidée à leur faire payer le prix (même si bon, c'est davantage techniquement parlant à l'heure actuelle parce que les dommages et intérêts, en référé, ça marche pas).

Dans la foulée, je file donc déposer les papiers au tribunal, où, grande joie, j'apprends qu'un mois plus tard, je passerais en référé (moi qui m'attendais à au moins six semaines de délais, j'en sauterais au plafond). Puis je me rends sur mon ancien lieu de travail, afin de retrouver des têtes connues pour leur demander de m'aider dans mes démarches (démarches que je vous expliquerais en temps voulu), et c'est là que je tombe sur mon ancien collègue bien aimé, le seul qui aurait pu me convaincre de rester encore un peu. C'est un homme formidable, adorable au possible, et à le voir dans le pétrin jusqu'au cou, j'ai de la peine pour lui. Car ce jour là, en plus d'apprendre que mes ex patrons sont des lâches et des menteurs, j'apprends qu'ils sont dans une situation fiancière dramatique : le défilé leur a couté une petite fortune, et les rentrées d'argent sont inexistantes ou presque. Si bien que ce monsieur là, le seul et unique salarié finalement, n'a touché qu'un peu plus de 2000€ depuis février. Je vous le redit, nous sommes le 10 mai !! A priori, d'après les calculs de mes ex patrons, il ne devrait d'ailleurs pas toucher l'intégralité des sommes qui lui sont dues avant juin (et encore, au train où vont les choses, je dirais plutôt septembre). Dire que je suis scandalisée est un faible mot, car cet homme, qui a plus de trente ans d'expérience dans son job, en est obligé de demander de l'argent à ses proches pour pouvoir manger ! Je sors de l'immeuble écoeurée par la race humaine, complètement scandalisée par les agissements de quelques personnes qui se croient tout permis et qui n'ont pas honte d'utiliser notre argent pour faire face à leurs galères.

Et depuis ? J'attends, et j'en découvre de plus belles au fur et à mesure des jours. J'attends, car depuis le 6 mai exactement, je n'ai pas eu un seul mot, un seul appel de mes anciens employeurs. Mes lettres recommandées restent sans réponses, et finissent par moisir dans les locaux de la Poste. Ils sont au courant qu'ils sont convoqués au tribunal le 9 juin, mais ça n'a pas l'air de les affecter plus que ça. Et moi, de mon côté, j'en bave : mon inscription au Pôle Emploi n'est pas validée, faute de l'attestation Assedic qu'on ne m'a pas remis lorsque j'ai quitté la société ; par conséquent, je ne suis pas indeminisée et ne touche donc aucun salaire, aucune indemnisation ; j'apprends également que mes dix jours d'arrêt maladie ne peuvent pas m'être indemnisés par la Sécu, la faute à la comptable de la société qui n'a pas fait son job. Et pire encore, j'apprends que les démarches pour le statut d'auto-entrepreneur, ben c'est pas pour tout de suite non plus.

Voilà pourquoi aujourd'hui, le sourire est loin d'être sur mon visage. Car moi qui pensait lancer les démarches à l'issu de mon rendez vous, j'ai appris dans l'après midi que faute de papiers et d'inscription validée, il valait mieux que j'attende d'être passée aux Prud'hommes, et surtout, que je reçoive ma première indemnisation du Pôle Emploi. Sans quoi, je risque de ne rien recevoir du tout, ce qui serait très énervant !

Alors forcément, quand je remonte en arrière, je ne peux que me sentir frustrée et furieuse envers mes anciens patrons, parce qu'à cause d'eux aujourd'hui, je suis coincée. Je n'ai pas de revenus, je n'ai pas la possibilité de me lancer de mon côté, je ne peux pas me payer de formation susceptible de me permettre de postuler à de nombreuses offres d'emplois, bref, je tourne en rond.

Ok, ça me laisse plus de temps pour peaufiner l'idée que je me fais de ma petite entreprise, de la boutique en ligne qui ira avec, du nom que je choisirais enfin, et surtout des modèles que je compte bien vous proposer un jour, mais croyez-moi, j'ai l'impression de ne pas voir le bout du tunnel. Et en plus, j'ai fais les calculs, et ce n'est pas bon signe : je passe en référé le 9 juin. Dans le meilleur des cas, la situation côté papiers et soux est réglée le 15 juin. Le Pôle Emploi met encore quinze autres jours pour m'indemniser pour la première fois. Nous sommes donc début juillet et je peux enfin lancer les démarches nécessaires. Quinze jours supplémentaires ne seront donc pas de trop pour recevoir les papiers officiels, si bien qu'en réalité, la boutique, au lieu d'ouvrir aux alentours du 7 juin, ouvrira davantage ses portes à la mi juillet, soit plus d'un mois après.

Découragée n'est pas le mot qui convient, mais j'ai l'impression qu'un mauvais sort m'est tombé dessus. Je sais que je finirais bientôt par connaître des jours meilleurs et qu'un nouvel avenir s'offrira à moi. Mais j'ai déjà été très patiente et voilà qu'on me dit qu'il faut que j'attende encore plus.

Du coup voilà, je voulais que ce soit clair pour vous, aussi bien ceux qui ne me lisent que sur mon blog que ceux qui - les courageux - me suivent également sur Twitter et Facebook. Parce que ma situation n'est malheureusement pas un cas isolé, j'espère également que si parmi vous, il y a des gens qui doutent de la fiabilité de leur contrat, de leur boss, n'importe quoi, surtout qu'ils n'hésitent pas à aller voir un conseiller prud'homal. Ils sont vraiment de bons conseils et sont là pour nous aider. Car croyez moi, j'étais persuadée de la sincérité de mes anciens employeurs lorsque j'ai signé mon contrat et aujourd'hui, je me rends compte qu'ils ont clairement abusé de moi et ma mince expérience. Ces tracas là, je m'en serais bien passée, mais au moins, ça m'aura ouvert les yeux et je crois bien que plus jamais on me dupera ainsi !

Je m'arrête là pour la note fleuve, je file de mon côté voir si une "boutique" sur Esty ou Dawanda est possible sans avoir le statut d'auto-entrepreneur, histoire peut-être de vous proposer mes créations dès le 7 juin, comme je le voulais dès le départ ! Je tire également mon chapeau à ceux qui sont arrivés jusqu'au bout, vous êtes des amours. ;)

18.03.2010

Je vais bien, ne t'en fais pas...

Il y a vingt-quatre heures, le défilé venait tout juste de commencer. Du stress, des cris, des larmes refoulées, des instants de panique, des remerciements inexistants, tout ça, j'ai connu.

Aujourd'hui, vingt-quatre heures plus tard, je suis en vie, mais la fatigue me cloue au lit. Mes gestes sont lents, mes réflexes encore pire, je n'ai même pas faim, et seul mon lit peut encore m'apporter un peu de réconfort. Car si de l'extérieur, le spectacle a été magnifique, en coulisses, ça a juste été la haine, la rancoeur, et l'incompréhension. J'ai découvert la véritable nature de mes employeurs hier, et c'est bien simple, j'ai juste envie de démissionner.

Lundi sera un jour nouveau, j'espère que la voie de la raison se fera entendre, sinon je risque bien d'arrêter l'aventure avec eux ici. Parce que se faire traiter comme des parias, mon équipe et moi, on a assez donné.

Merci sincèrement à toutes pour vos petits mots d'encouragements, ici ou sur Twitter, ils me font chaud au coeur. Je reviens dès que possible (dès que j'aurais repris figure humaine en réalité) parce que malgré tout, j'ai des chouettes photos à vous montrer. :)

Des bizoux à celles que ça n'effrayent pas.

je_vais_bien_ne_t_en_fais_pas_2005_1.jpg

 

17.01.2010

Et demain ?

Cinq jours se sont écoulés depuis mon dernier passage ici. Cinq jours que je suis malade, en réalité. Trois jours de maux de gorge intenses, deux jours de rhume carabiné qui refuse de s'en aller. Des maux de tête qui se transforment en migraines, des journées qui se transforment en torture, bref, je suis dans un état plutôt lamentable.

malade.jpg

Mais je ne vais pas me plaindre (comme à mon habitude, pourtant), car je suis en vie, contrairement à des centaines de milliers d'Haïtiens. Ça serait vraiment mal venu de ma part, surtout que mon sort ne durera pas.

Pourtant, j'aurais de quoi me plaindre, car lorsque je suis malade, étrangement, je trouve toujours le temps de réfléchir à pleins de petites choses que je laisse plus ou moins de côté au quotidien. Ma vie, mon travail, mes amis, etc. Et en ce moment, c'est surtout mon travail qui me perturbe.
Comme beaucoup le savent ou l'ont deviné, je suis actuellement en CDD. CDD qui prendra fin en avril prochain et qui découlera très probablement sur un CDI. Si j'en suis quasiment certaine, c'est parce que je sais que mon patron ne m'a pas formé pendant un an pour me mettre à la rue à la fin de mon contrat, et parce qu'il s'engagera bientôt à embaucher les actuelles stagiaires.

Un CDI, je devrais m'en réjouir, sauter au plafond, parce que j'ai bien conscience qu'à mon âge, avec mon peu d'expérience (je ne suis sortie de l'école qu'il y a un peu plus d'un an et demi, au fond), et avec un métier aussi compliqué que le mien, c'est une véritable chance. Mais plus j'y réfléchis, et moins je me dis que c'en est une, au final.

11044422240.jpg

Mes journées sont remplies à ras bord, je peine à faire tout mon travail à temps, je jongle entre la couture et le secrétariat dans un sens, je m'occupe également des fournisseurs, je suis à la charge des stagiaires (qui sont plus âgées que moi, ce qui me fait beaucoup rire), je gère tout un tas de choses en plus de mon domaine de compétences. Bref, je suis multi-fonction. D'un certain côté, c'est une très bonne chose, je suis polyvalente, je sais m'adapter à de nombreuses situations, j'apprends tous les jours un peu plus, je gagne en confiance également. Mais d'un autre côté, ça me bouffe toute mon énergie.

chien6.jpg

Je rentre souvent chez moi avec des maux de tête, des courbatures à n'en plus finir, un moral un peu à plat, et des envies inexistantes. Mon travail est en fait une pompe à énergie. Si bien que je me rends compte que je n'ai quasiment pas de vie à côté. Les week-ends sont trop courts et trop remplis pour que je me repose complètement, les soirées passent à une allure folle, surtout quand les problèmes de transports en communs viennent s'y ajouter, et au final, je perds le moral.
Pourquoi ? Parce que si pour certains, leur vie, c'est leur travail avant tout, pour moi, c'est loin d'être ça. Bien sur que j'aime mon job (je ne l'aurais pas choisi si je le détestais), bien sur que je savais que la mode n'est pas un secteur facile et que c'est bien souvent "marche ou crève", bien sur que je me doutais que ça ne serait pas simple tous les jours. Mais j'ignorais vraiment que ma vie changerait autant.

004939904aa.jpg

A travailler chez moi l'an dernier, je ne m'étais pas rendue compte de tels changements, et il aura fallu attendre septembre pour que je les remarque enfin. Et en cinq mois, je suis épuisée. Pas une semaine où je n'ai pas un petit bobo quelque part, une chute de tension ou une fatigue harassante. Il y a toujours quelque chose, et comme je me plains constamment, je n'ai pas l'impression que ça change bien souvent.

Les vitamines et autres cures en tous genres ne fonctionnent pas sur moi, mes bilans sanguins sont bons, mais au fond, je me sens tout le temps fatiguée. Et le pire, c'est que même si le travail accompli jusqu'à présent est colossal, il n'est rien en comparaison de ce qui nous attend jusqu'au 17 mars prochain, date du premier défilé de mon patron. Je me demande donc dans quel état je serais dans exactement deux mois. Une épave en réalité.

2824_image-panda-fatigue-430.jpg

Du coup, vous vous en doutez, je m'interroge. Est ce que je dois accepter un CDI pour me retrouver dans un état catastrophique dans six mois (car ne croyez pas qu'on se reposera après le défilé, non ! Après ça, c'est autant de travail qui nous attend, peut-être même plus) ? Si je ne l'accepte pas, qu'est ce que je fais ? Qu'est-ce que je deviens ? Comment me réinsérer ? Et si j'accepte, est ce que j'ai une chance que tout ça change, que mon rythme ralentisse un peu et que je retrouve enfin du temps pour moi ? Personnellement, vu tout ce qui se passe actuellement, je n'y crois guère. Aucun changement ne s'est opéré depuis que je suis entrée dans la société, donc ce n'est pas maintenant que ça va se faire.

a-pensive-blair-waldorf.jpg

Bref, je tourne en rond depuis que je me suis mise à réfléchir et avril sera bientôt là. Les semaines sont comptées pour que je puisse prendre la bonne décision et sincèrement, j'ignore quelle est la bonne. D'un côté, le CDI me permettra de placer de l'argent, quitter mes parents pour m'installer, mais d'un autre côté, j'ai peur qu'il me rende folle. J'ai peur que la charge de travail s'accumule encore plus, j'ai peur que finalement, aucune promotion quelconque se présente à moi (j'ai fais une boulette il y a un mois, depuis, c'est tendu), bref, je suis larguée.

L'idéal, ça serait que je travaille à mon compte, que je crée ma propre boîte, mais je ne sais pas vers quoi me tourner. Mon rêve, c'est de faire des robes de mariées, mais ça demande un budget de départ, des recherches de fournisseurs, et surtout, une clientèle. Ce que je n'ai pas actuellement. Je pourrais sinon proposer des créations de mon cru, en série limitée, le tout via un site internet. Mais là encore, j'ai besoin de me faire connaître, histoire que ça ne soit pas juste un coup ponctuel, mais que ça dure sur le long terme. Et comment mettre ça en place à mon échelle ? Le bouche à oreille ?
Du coup, je me tâte, je me dis que le plus simple serait encore de signer ce CDI, afin d'avoir une sécurité financière pendant un bon bout de temps, et parallèlement, de monter ma société, pour qu'un jour, je puisse donner ma démission tout en sachant qu'à côté, j'ai mon plan B. Mais aurais-je la force de le faire ? Car si je veux un jour être mon propre patron, c'est maintenant qu'il faut que je m'y mette. C'est pas dans quelques années, quand je l'espère, je serais mariée et maman que je me vois courir après les prêts et les aides pour monter mon business.

1181378263901.jpeg

Alors j'en appelle à vous. Vous feriez quoi à ma place ? Avez vous sinon des idées, des pistes, des conseils à me donner pour créer mon entreprise ? Bref, je suis avide de tout, c'est le moment de réagir ! De même, si je devais me lancer dans la création d'entreprise, y aurait-il un domaine, une niche à prendre comme on dit, que vous trouveriez sympa d'exploiter ?

Allez, trève de blabla, je vous laisse réagir, je file me soigner ! Bon début de semaine à tous et toutes.

01.10.2009

Ça devait bien finir par arriver

8h15 ce matin. Comme chaque jour depuis plus d'une semaine, je suis en retard pour aller travailler. La preuve en est que deux trains me sont déjà passés sous le nez à cause des vingts minutes de sommeil supplémentaire que je me suis autorisées. Mais je ne panique par pour autant, je commence à bien connaître les habitudes de mon patron, et je sais qu'en arrivant avec quinze minutes de retard, je serais toujours en avance sur lui. Je monte donc dans le train, déjà relativement plein, comme tous les jours, en fait.

8h30. Le train, après trois arrêts, se retrouve complètement bondé, et moi qui espérais profiter d'un strapontin, qui venait de se libérer, pour lire un peu, me voilà à attendre patiemment, comme tout le monde, que celui-ci arrive en gare, vu que je peux désormais à peine bouger à cause de la foule.

8h35. Il faut chaud, très chaud, et frileuse comme je suis, les trois épaisseurs de tee shirt, gilet et veste que j'ai sur le dos me font bouillir sur place. Je décide tant bien que mal de retirer mon foulard, ça ne fera pas grand chose mais ça sera toujours ça.

8h37. Ma tête se fait lourde, je commence à sentir que quelque chose ne tourne pas rond. Je fouille au fond de mon sac à main pour attraper un sachet de sucre que j'ai en permanence sur moi. Je l'avale, mais aucune amélioration se produit. J'attrape alors ma bouteille, pensant qu'un peu d'eau ne me fera pas de mal. Mais c'est pire, la douleur dans ma tête se fait plus violente, mes oreilles bourdonnent tellement que je n'entends quasiment plus rien. Le train est pratiquement arrivé en gare, plus que quelques minutes et je pourrais retrouver mes esprits. Mais je n'en peux plus, il faut que je m'assoie, que je respire de l'air qui refuse de parvenir à mes narines. Le second sachet de sucre que je viens de prendre me rend encore plus mal. Ma voisine me demande si ça va, je lui répond que non. Et c'est le trou noir.

8h40. Des voix inconnues m'interpellent, des mains tâtent mon pouls et me caressent le visage pour me réveiller. Je reprends peu à peu connaissance, je réalise que je suis allongée dans le train, avec cinq-six personnes s'affairant autour de moi. Une femme me soulève les jambes, me conseille de me détendre, une autre s'occupe de prévenir les pompiers et d'alerter le conducteur du train. Tous sont aux petits soins pour moi, mais la douleur est atroce. Ma tête me lance, la migraine est proche. Mon estomac est sans dessus dessous. La douleur me provoque la nausée. Et puis j'ouvre les yeux, je les découvre près de moi. Plusieurs femmes, un homme qui réussit à me faire sourire, malgré ma situation. Et tout d'un coup, j'entends les pompiers arriver, les premiers. Les questions fusent, mais je suis assez éveillée pour y répondre. Je grelotte, mes mains et mes orteils sont de glace, les fourmis s'emparent de mes jambes. Mais les pompiers sont là, je suis rassurée.

La nausée n'est pas passée, ma poitrine m'oppresse. Un des pompiers décide alors de me mettre sous oxygène pour que j'aille mieux. Le masque à peine posé, je ne le supporte déjà pas et m'empresse de le retirer, ma nausée ayant pris le dessus. Je retrouve mes esprits peu après, je me sens déjà un peu mieux, ou du moins, en état de m'asseoir. Mais je suis faible et les pompiers ne manquent pas de le reconnaître. Une brève visite aux urgences s'impose, ils appellent du renfort, eux ne peuvent apparemment pas me conduire à l'hôpital.

Les questions reprennent alors et j'explique ce malaise par la fatigue que j'accumule depuis des semaines. Ils paraissent du même avis que moi et me conseillent de me détendre le temps que leurs collègues arrivent.

9h00. Les renforts (et quels renforts, les filles !) sont là, tous très sympathiques, mais une avalanche de questions identiques aux précédentes s'abat de nouveau sur moi. Je commence à me réchauffer petit à petit, mais ma tête est toujours aussi douloureuse. On se décide alors à m'embarquer et les deux pas que je fais pour passer de la banquette à la chaise de fortune me donnent à nouveau le tournis. Heureusement, le camion rouge n'est qu'à quelques mètres et on me propose de faire le voyage sur le brancard. J'accepte volontiers, le court trajet en chaise roulante m'ayant de nouveau achevé.

9h30. Les urgences de l'hôpital Cochin sont calmes, je suis prise en charge rapidement et les pompiers décident de me laisser aux soins des infirmières. Une gentille brune me prend ma tension, apparemment pas si catastrophique que ça, mais je me sens toujours mal et le bref passage d'une salle à une autre me redonne à nouveau la nausée. Ouf, je suis enfin à l'abri du bruit et du brouhaha ambiant, ma tête peut enfin commencer à se calmer.

L'interne de service (beau mec au passage) vient m'ausculter et tout semble en règle. Un électrocardiogramme de contrôle plus tard et son chef m'autorise à rentrer pour de bon, en me préconisant de me reposer une bonne fois pour toutes. Ma mère m'attend déjà depuis quelques minutes dans la salle d'accueil des urgences, et en un rien de temps, je me retrouve allongée dans la voiture pour le trajet du retour. Trajet horrible, mon estomac refait des siennes et ma migraine repart de plus belle. Paris est complètement bouchée, on n'avance pas. Je suis pratiquement plus mal qu'avant mon arrivée à l'hôpital. On s'arrête quelques secondes, je reprends l'air, fais passer ma nausée et le périple reprend son cours.

11h30. Je somnole à moitié, je ne peux d'ailleurs rien faire d'autre, mais j'arrive tout de même à distinguer la façade de la maison. Enfin, j'aperçois mon lit et me jette sous la couette pour me réchauffer pour de bon. Je m'écroule de fatigue, et me réveille en milieu d'après midi, dans un état moins critique mais toujours aussi épuisée.

Depuis, j'enchaîne les siestes, les petites collations et un peu de lecture, ce qui arrive étrangement à me détendre un chouilla.

Mais vous l'aurez compris, ce malaise était loin d'être anodin et même s'il n'est, au final, pas bien méchant, il m'aura tout de même bien fait comprendre qu'une pause s'imposait pour que je puisse continuer sur ce rythme là. Résultat des courses, repos forcé jusqu'à lundi, pas de sorties, des sièstes à volonté et un blog qui restera en stand-by le temps que je me remette correctement sur pieds.

Pas de stress en revanche, à l'heure actuelle, je vais mieux, toujours aussi faible, certes, donc je ne répondrai à vos mails, commentaires et textos que lorsque j'irais mieux.

Je vous abandonne encore une fois contre mon gré, mais je me doute que vous comprenez parfaitement la situation. Je vous dis à très vite et d'ici là, prenez soin de vous et ménagez-vous surtout !

Bizoux

06.09.2009

Je ne veux pas travailler, non, je ne veux pas

Demain, aura lieu pour moi la vraie reprise du travail. Pas que je me tournais les pouces depuis des semaines, voire des mois, bien au contraire (quoique depuis une semaine, j'ai pas fait grand chose, mais c'est une autre histoire...) mais à partir de demain matin, fini le travail à la maison.


Le tournant actuel des choses, dans la société où je travaille, a fait qu'il est désormais indispensable que je sois cinq jours sur sept à Paris pour élaborer la prochaine collection couture de l'été 2010. Et au lieu de me réjouir à l'idée de passer moins de temps chez moi, je déprime rien qu'à savoir que je vais retrouver le lot de contraintes quotidiennes que j'avais eu tant plaisir à oublier en janvier dernier. Ainsi, retour à la dure réalité ! Je vais de nouveau devoir affronter les transports en communs et les gens peu sympathiques qui les utilisent, je vais également devoir me lever plus tôt (à peu près une heure, une heure trente) pour commencer à la même heure qu'auparavant ma journée de travail, engendrer ainsi une fatigue supplémentaire que je m'épargnerais bien, et pleins d'autres choses encore que je refuse d'imaginer pour ne pas saper davantage mon moral déjà suffisamment bas.


Bon, je ne suis pas au bord du gouffre non plus, mais une nouvelle ère s'annonce, et même si, pour le moment, il paraît que ce n'est que temporaire (je devrais retourner chez moi au plus tard fin janvier/début février), avec mon patron, je me méfie car je sais que tout peut changer du jour au lendemain.


Ce qui m'ennuie le plus, en fait, c'est de troquer toutes les petites habitudes que j'avais prises en travaillant chez moi, pour en créer de nouvelles sur un lieu que je ne connais pas assez à mon goût. Travailler avec des gens autour de moi, j'en ai plus ou moins perdu l'habitude, et même si je me dis que pour une fois, ça sera vraiment un avantage d'avoir mon patron sous la main, je réalise en même temps que je perds beaucoup de libertés au quotidien. Fini la musique tout en travaillant (je me vois mal avec l'Ipod sur les oreilles pendant que mon boss m'appelle depuis l'autre bout du showroom), fini les pauses thé/chocolat chaud à n'importe quel moment, fini les horaires libres où je travaillais quand je le voulais en gros, fini aussi la tenue on ne peut plus cool et décontractée pour travailler, bonjour escarpins, manucure, fond de teint et allure irréprochable.
Une chose est sûre, je devrais faire un peu plus attention à moi au quotidien, car je travaille quand même dans un domaine où je ne peux me permettre d'arriver le matin avec les cheveux pas coiffés et aux pieds, la paire de baskets trouvées à la dernière minute avant de partir. Je ne me plains pas de ça, au contraire, j'ai toujours pris plaisir à me faire les ongles, et ce n'est pas en restant à la maison que je pourrais user toutes les pièces de mon dressing. Mais ça demande une attention particulière qui risque vite de me lasser, je me connais. J'aime être bien apprêtée, mais je suis une fille un brin flemmarde par moment, et faire ça sans relâche pendant des mois, je ne sais pas si j'en aurais la motivation.  

Et puis surtout, ce qui me rend triste, c'est de savoir que je ne pourrais pas passer autant de temps qu'auparavant sur mon blog et sur les vôtres. En règle générale, rien que pour la lecture et les commentaires, je passe environ une grosse heure par jour sur vos blogs, sans compter le temps que je passe ici. Autant vous dire très franchement que ça sera impossible dès demain soir. Dans le meilleur de cas, je ne serais pas chez moi avant 18h30, et vous imaginez bien que j'aurais alors davantage envie de me détendre devant un film que de faire le tour de la blogo pour être sûre d'avoir lu toutes les notes et de commenter chaque article. Mais on ne se refait pas et je suis sûre que ça sera au moins le cas une à deux fois par semaine. Mais se pose alors pour moi le problème des notes. Quand les rédiger, quand les préparer ? Un véritable casse tête que je pensais résoudre lors du week-end, mais là aussi, je me vois mal rester enfermée deux jours pour être sûre que vous aurez quelque chose à lire les jours prochains.
Je sais que vous ne me tiendrez pas rigueur des changements qui vont s'opérer ici, mais je ne veux pas me retrouver non plus à écrire qu'une fois par semaine. Ça me manquera beaucoup trop.

Bref, beaucoup de petites questions s'emmêlent dans mon esprit depuis hier, et j'espère que la semaine qui s'annonce m'apportera son lot de réponses pour que je puisse y voir plus clair. En attendant, je file vous préparer quelques notes pour les jours à venir, faudrait pas non plus que j'oublie de vous montrer ma robe finie et de vous raconter mon bref séjour à Toulouse ! ;)

Bonne soirée et bon courage à celles qui sont dans le même cas que moi !

20.08.2009

Ashamed

Un petit mot rapide pour excuser mon absence d'aujourd'hui (ou d'hier, comme vous voulez). Je pensais avoir le temps de vous rédiger une note mardi soir, mais des imprévus sont arrivés à la dernière minute, je suis rentrée tard et fatiguée chez moi, et pour ne pas prendre trop de retard sur ma robe, j'ai préféré zapper la blogo ce matin. Du coup, je vous avais promis la suite de la fabrication de ma robe pour mercredi, mais elle ne sera probablement pas en ligne avant vendredi ou samedi.

Car cette après midi, je m'évade pour le week-end afin de voir mon chéri, et dans la matinée, avec le travail qu'il me reste à faire (finitions de la robe, valise, récupération des photos pour les prochaines notes, ...), je sais que je n'aurais pas le temps de revenir vous voir. J'espère que vous ne m'en voudrez pas, c'est assez chaotique comme planning de notes pour la semaine, entre la couture et mon voyage à Toulouse, j'en ai conscience, mais promis, je m'occuperais de rétablir tout ça en ordre vendredi lorsque je serais seule.

Je répondrais par la même occasion à mes mails, je pense tout particulièrement à Eré pour ses compliments sur mes corsets, et à Lindanita pour tout un tas de choses !

Je vous retrouve donc dès vendredi, pour une note en bonne et due forme, et sur vos blogs respectifs pour tout un tas de commentaires ! :) Pleins de bizoux.

28.07.2009

Bad mood

Décidément, il va falloir que j'arrête de donner le moindre renseignement temporel sur les prochaines notes à venir, car je peine sérieusement à m'y tenir ! 
Et pourtant, j'aurais du m'en douter qu'entre le travail à n'en plus finir et quelques jours loin de chez moi, l'envie de blogguer aurait été moins présente.

 

PicImg_Blake_Lively_and_4cb0.jpg


Forcément, décompresser un peu m'aura fait le plus grand bien, surtout après une semaine particulièrement intense, mais le retour à la dure réalité aura été encore plus cruel car je ne m'attendais pas à autant de choses à faire en arrivant :
- lire vos blogs qui ont été très prolifiques pour certains,
- répondre aux commentaires avec plus ou moins de retard,
- ranger une valise bien pleine et que je n'ai pas eu envie de vider,
- retourner au travail, plutôt dans le sens de me remettre à ma machine, plutôt qu'à subir le trajet quotidien,
- retrouver mes habitudes journalières (levée tôt, pas de sieste improvisée, des horaires à respecter...)
...

... bref, tout un tas de petites choses dont je me serais bien passée et qui me font encore plus attendre les deux semaines qui me séparent de mes jours de vacances tant mérités.
Je sais que deux semaines, pour certains, c'est court, mais pour moi, dans l'état actuel des choses, c'est une éternité, avec pleins de contraintes pour y arriver.

Heureusement, la soirée va me changer les idées, voir de la famille et manger un gros gâteau m'ont toujours fait un bien fou quand le moral n'y est pas. Et puis, sur ma lancée, un goûté chez Ladurée, jeudi, avec une amie que je n'ai pas vue depuis plus d'un an, va certainement me réconforter un peu, mais c'est si long d'attendre et je ne suis pas patiente !

 

004939904aa.jpg


Et puis, j'ai envie de faire tellement de choses autre que travailler que je ne le cache pas, ma motivation est à zéro. Les tabliers sont en attente, la robe que je rêvais de me faire pour cet été n'est pas commencée, mes envies de sorties sont freinées par un emploi du temps bien chargé, ... bref, il va vraiment falloir que je me remue un peu car à ce rythme, de mon côté, je ne risque pas d'être très prolifique par ici.

Je vous retrouve vite, juste le temps de remédier un peu à cette situation... Biz'