23.04.2012

Lettre ouverte aux créatrices

Aujourd'hui je fais appel aux créatrices qui se cachent parmi mes lectrices car j'ai besoin de leur aide ou plutôt de leurs conseils. Cela ne veut pas dire que toutes les autres doivent fuir cette note, bien au contraire, mais que j'attends là des réponses bien spécifiques de la part de personnes qui pourront m'en donner.

Car même si la situation n'est pas "grave" en soi, cela fait déjà bien trop longtemps maintenant que je me pose des questions sans obtenir la moindre ébauche de réponse digne de ce nom.

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Venons-en donc au fait...

En juin 2010, après une fin de contrat plus que tumultueuse avec mon ancien patron, c'est toute impatiente d'une vie nouvelle que je m'inscrivais pour devenir auto-entrepreneur et créer ma propre société. Si les débuts ont été encourageants, ils ne l'ont pourtant pas été aussi forts que je l'espérais secrètement.

La fin de l'année 2010 s'est donc achevée sur une note plutôt positive dans son ensemble, avec de belles perspectives pour l'année suivante.

2011 est ensuite arrivée en fanfare, multipliant les commandes de vêtements sur mesure et les projets qui me passionnent vraiment. C'est ainsi que j'ai eu le privilège de travailler pour quelques mariées, pour de simples retouches parfois mais également pour une robe entière et plus encore.
Seulement à côté de ça, les ventes dans mes deux boutiques, sur Dawanda et A Little Market, n'ont que peu décollé. La faute à la concurrence peut-être, à des mises en ligne de nouveaux articles trop espacées, bref, je m'interroge toujours à ce sujet.

Et puis nous voilà en 2012, un trimestre est passé et la situation a changé.

D'abord il y a eu la mauvaise surprise, fin 2011, de constater que je n'appartenais pas à la bonne catégorie pour le statut d'A-E. Des démarches et un gros chèque plus tard versé à l'Urssaf, ma situation était enfin clarifiée, me laissant à la fois perplexe et pleine de questions pour l'avenir.
C'est alors que j'ai appris à jongler avec mes nouveaux taux de cotisations :

- bénéficiant de l'Accre (une aide pour les jeunes, notamment), je reversais jusqu'à présent 3% puis 6%, 9% et enfin 12% de mon chiffre d'affaire à l'état. Le pourcentage augmentant avec le temps, à l'heure actuelle, si j'étais toujours dans ce cas de figure, je me trouverais dans la tranche à 9%.

- or outre le chèque, la seconde surprise a été d'apprendre que changement de catégorie signifiait aussi changement de taux, à savoir : 5,4%, 10,7%, 16% et enfin 21,30%. Vous l'aurez donc deviné, je suis actuellement dans la tranche à 16%.

A celà, il faut savoir que j'ai choisi le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, qui dans mon cas, s'élève à 1,7%, et qu'il faut également ajouter la contribution à la formation professionnelle à hauteur de 0,30% pour les artisans.

Prenons maintenant un exemple concret pour vous mener petit à petit au point essentiel que je veux évoquer :

- Il y a quelques jours, j'ai réalisé une vente sur ALM d'une de mes petites broches en forme de chapeau. Celle-ci est vendue 3,50€ auxquels viennent s'ajouter 1,75€ de frais d'envois et d'emballage.

Ma cliente a donc payé tout naturellement 5,25€. Là dessus, 0,50€ m'ont été prélevé comme commission pour la vente, et 0,26€ parce que ma cliente a payé en CB.
Nous en sommes à : 5,25€ - 0,76€ de frais = 4,49€.

N'oublions pas maintenant les frais de port, qui ne me reviennent pas  : 4,49€ - 1,75€ = 2,74€ c'est ce qu'il me reste une fois que la Poste et le site se sont servis sur ma vente.

Enlevons cette fois-ci mes frais en tant qu'A-E : 16% + 1,7% + 0,30% = 18% qui eux se calculent sur la somme que j'ai reçu de la part de ma cliente, çad 5,25€. 18% de 5,25€ = 0,945€. Donc 2,74€ - 0,945€ = 1,80€ pour arrondir.

1,80€ c'est donc ce qu'il me reste réellement, une fois que j'ai enlevé tous mes frais possibles, sur une broche vendue 3,50€ ! Autrement dit rien du tout car il faut prendre en compte que sur ces 1,80€, je n'ai retiré ni le salaire que je me verse, ni même mes fournitures !!

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Là où je veux donc en venir, c'est comment font les créatrices pour ne pas vendre à perte et surtout obtenir une vraie marge sur leur produit à chaque vente.

Car je ne vais pas refaire le calcul sur d'autres articles de ma boutique, mais bien souvent, en prenant le temps de tout calculer, je me rends compte que sans vendre à perte à l'heure actuelle, je rogne toute ma marge, m'empêchant ainsi de faire plaisir à mes clientes fidèles en leur proposant une remise exceptionnelle, ou bien tout simplement d'organiser des soldes sur mes créations de temps en temps.

Alors vous les créatrices, quel est votre secret ? N'avez-vous pas prévu de marge dans votre prix de vente ? Avez-vous trouvé LE statut rêvé, celui qui ne fait pas payer des taux de cotisations exorbitants et qui permet de déduire certains frais de votre chiffre d'affaire ?

Si je fais appel à vous aujourd'hui, c'est parce que j'ai l'impression d'être dans une impasse. Mes commandes extérieures à mes boutiques sont très aléatoires, totalement différentes d'un mois à l'autre et incapables de me donner un vrai salaire. Mes commandes boutiques ne décollent toujours pas, sans que je sache réellement pourquoi.

Du coup mon avenir professionnel me fait peur, car quitter le système d'auto-entrepreneur pour un autre peut certainement m'ammener à payer plus de frais (ou bien des frais différents... j'avoue clairement ne rien y connaître à ce sujet) alors que je n'ai aucune garantie d'avoir plus de clientes. Et quitter définitivement tout ça, ça signifie ne plus rien faire à mon compte, autrement dit plus de ventes sur internet, plus de créations pour des commandes sur mesure, bref plus rien du tout.

Et clairement, je ne veux pas ça. Reprendre un job à mi-temps pour tenter d'avoir un "salaire", oui. Arrêter la création, même avec peu de clientes : jamais !

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Donc voilà, j'ai besoin de vous : d'abord pour me conseiller sur votre façon de faire, pour celles qui tiennent des boutiques sur le net ; et puis pour tout le reste pour les autres. Quelles seraient d'après vous les raisons qui font que j'ai peu de ventes dans mes boutiques ? Les prix ? Le manque d'originalité ? Les créations en elles-mêmes ?
Bref, je suis prête à tout entendre, le bon comme le moins bon car j'ai besoin d'avancer. Mes revenus sont bien trop maigres pour que je puisse songer à quitter le cocon familial, et pourtant à 25 ans, j'y aspire très sérieusement, alors tout commentaire sera utile.

Merci d'avance pour tout, et pour les personnes qui m'auront lu jusqu'au bout, vous êtes des amours !

13.07.2011

Première bougie

Samedi dernier, ma boutique Dawanda soufflait officiellement sa première bougie et les jours ont beau passer, je ne réalise pas encore que l'aventure en tant qu'auto-entrepreneur a commencé il y a déjà un an pour moi. C'est très cliché de dire ça, mais j'ai vraiment l'impression que c'était hier que je vous annonçais que tout était enfin quasiment prêt.

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Et pourtant, j'en ai créé des choses venues s'ajouter au fur et à mesure à ma boutique. J'en ai passé du temps derrière ma machine à coudre, dans les boutiques de tissus et ma petite mercerie préférée. Mais ça viendra peut-être plus tard, car pour l'instant, j'ai cette sensation que tout est encore nouveau et qu'il reste néanmoins beaucoup à faire.

Et c'est vrai, beaucoup de choses restent encore à développer pour ma petite entreprise mais j'ai besoin de prendre mon temps, d'y réfléchir, de bien définir ce que j'ai envie de faire, alors que pour l'instant, j'avance plutôt au jour le jour, ce qui est limite contradictoire.

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Malgré tout, je suis aujourd'hui fière du chemin parcouru, car même si ça n'aura pas été simple tous les jours, il y a une vraie évolution et c'est ce qui compte. Et ça, c'est aussi grâce à vous, à vos commandes, à vos recommandations, mais également grâce à votre soutien.

Raison de plus, je crois, de vous remercier comme il se doit pour tout ça. J'ai donc décidé d'organiser un concours par ici parce que sans vous, ma boutique n'existerait pas, pour la simple et bonne raison que je ne me serais sans doute jamais lancée.

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Parce que cette première bougie est importante à mes yeux, j'ai eu envie de réaliser une pièce unique pour ce concours uniquement. Cette pièce en question, ce sera un vêtement, que vous aurez dans un sens vous-même choisi.
Je m'explique : pour participer au concours, il suffit de me laisser un commentaire en spécifiant quel type de vêtement vous adoreriez que je vous offre, entre une blouse, une jupe, ou bien une robe de jour. Une chance supplémentaire pour vous si vous devenez (ou si vous êtes déjà ^^) fans de la page Facebook de ma boutique (n'oubliez pas de me l'indiquer par commentaire, pour celles que je ne connais pas).

Une fois le tirage au sort fait, je prendrai contact avec l'heureuse gagnante pour voir avec elle la pièce unique que je créerai spécialement pour elle dans le style des Bêtises de Fifi, et dans sa taille évidemment.

Enfin d'une blouse en liberty, d'une petite robe en plumetis, c'est le moment de laisser parler vos envies juste en dessous. Je vous laisse jusqu'au 24 juillet minuit pour y répondre, et j'anoncerai le nom de la gagnante le lendemain dans la journée.

Bonne chance à toutes !

28.06.2010

Only happy

Parce que deux-trois personnes le savent depuis quelques heures maintenant, et que je ne trouvais pas ça juste de ne pas partager la bonne nouvelle avec vous, je tenais simplement à vous annoncer que depuis samedi après midi, je suis officiellement auto-entrepreneur !

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Les papiers de l'Urssaf n'auront demandé qu'une semaine pour attérir dans ma boîte aux lettres (ce qui aura été bien plus rapide que ce que j'avais imaginé) et il ne me reste plus qu'à préparer le site pour pouvoir lancer officiellement le début de cette nouvelle aventure.

Je croise les doigts pour m'en occuper cette semaine (je ne manquerais pas de vous en parler rapidement) et en attendant de nouvelles photos demain, je vous quitte pour aller fêter tout ça comme il se doit !

Excellente soirée et à demain.

17.06.2010

En attendant la suite

Je me suis faite bien rare par ici, ces derniers jours, mais après des semaines à ne parler que Prud'hommes, Pôle Emploi et création d'entreprise, j'avais besoin de prendre un peu l'air et de reprendre des forces auprès de mon Homme Idéal.

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Rentrée depuis hier seulement, je n'ai pourtant pas arrêté :

- j'ai repris la couture dès ce matin pour avancer au maximum sur mes projets extérieurs afin, dès lundi, de me concentrer uniquement sur les travaux de couture nécessaires à l'ouverture de la boutique.

- j'ai pris en main mon nouvel appareil photo tout beau tout neuf, et j'en ai profité pour shooter quelques détails des sacs que vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir par ici (et qui seront en ligne dès demain).

- j'ai réglé mes soucis avec les Assédic et je suis fière de dire que ça y est, mon dossier est enfin complet et validé. Encore quelques jours et je serais indemnisée (hourra).

- et surtout, bonne nouvelle du jour, j'ai lancé les démarches pour le statut d'auto-entrepreneur ! Oui oui. Le Pôle Emploi m'a donné son aval, il était donc plus que tant de regarder la procédure de plus près. D'ici une quinzaine de jours donc, je devrais recevoir mon joli numéro de siret. Il me tarde. :D

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Et c'est le petit rayon de soleil qui est venu éclairer ma journée car me voilà désormais ultra motivée pour avancer au plus vite et surtout surtout, vous concocter une adorable petite boutique en ligne. Boutique qui, je m'en rends compte maintenant, demande 100 fois plus d'énergie que ce que j'avais préalablement imaginé. Mais j'y crois, et y'a pas de raison que ça ne marche pas.

On se retrouve demain donc, pour quelques photos ?

26.05.2010

Encore un et je mords

Mes fidèles lectrices (et lecteurs) ne sont pas sans savoir qu'il y a encore deux mois, je travaillais sur les Champs, à deux pas de l'Arc de Triomphe, dans une boîte que je voulais quitter au plus vite, tant je ressentais le besoin d'être entourée de vrais pros. Ceux-là même savent également qu'une fois le défilé tant attendu passé, j'ai été congédiée pour, je cite, "travail pas la hauteur d'une maison de Haute Couture", alors qu'étrangement, ça faisait quand même un an que je faisais partie de l'équipe et et que j'étais félicitée pour la qualité de mon travail.

Enfin bref, passons....

Le 6 avril dernier, j'effectuais donc mon dernier jour, soulagée que j'étais de quitter une équipe décomposée et démotivée par l'ambiance détestable qui régnait depuis près d'un mois déjà. En bonne naïve que je suis, je pensais repartir ce jour là avec mon solde de tout compte et la paperasse qui l'accompagnait. Mais c'était sans compter sur "super-boss" qui m'appris ce jour-là que solde de tout compte il n'y aurait pas, car arrêt maladie il ne reçu pas. Je vous passe les détails concernant le renvoie du dit arrêt de travail dans les délais les plus courts possibles (alors que bon, le premier envoi avait été fait en temps et en heure) et des appels incéssants que j'ai effectué pendant facilement une quinzaine de jours pour savoir s'il avait été bien réceptionné et transmis à la comptable.

Fin avril, j'étais persuadée que ce n'était plus qu'une question de jours pour qu'ils m'appellent en me disant que mon solde était désormais prêt et que je pouvais passer le chercher au bureau. Sauf que fin avril, nous en étions passés à un nouveau stade, celui du : je connais ton numéro alors je décroche pas quand tu m'appelles. Assez proche en fait de celui du : je me fais passer pour absent alors qu'en réalité, je suis juste dans le bureau à côté en train d'écrire des conneries sur Facebook. Imaginez un peu ! J'ai été obligée de les appeler avec un autre numéro pour arriver à les joindre. Et encore, non sans mal ! Et pour m'entendre dire, en plus, que oui oui, les papiers étaient en cours (heureusement, quasiment trois semaines après) et que c'était pour très bientôt.

Ouais, très bientôt mes f***** oui ! J'ai tellement attendu en vain que le 23, je me décide à envoyer une première lettre en recommandé, mentionnant les prud'hommes, histoire (croyais-je) de les faire réagir rapidement. L'accusé me revient plus de 10 jours après ! C'est quinze jours maxi pour aller chercher ce type de courrier, juste pour info. Pas de nouvelles pendant encore une grosse semaine jusqu'au jour où paff, je reçois un texto (les lâches) me disant que mon solde sera prêt ce jour là (ne devait-il pas l'être depuis le 6 avril, en réalité ?). Pas un mot de plus, pas un "je vous contacte rapidement pour prendre rendez vous", rien, que dale ! Forcément, bonne poire, je tente d'appeler, savoir quand, la semaine suivante, je pourrais ENFIN passer au showroom. Mes appels restent vains, encore et encore, et une semaine encore après (à croire qu'ils ne sont joignables que le jeudi, entre 0h00 et 1h00), j'obtiens finalement de la part d'une de mes anciennes collègues qu'un de mes patrons me recontacte au plus vite. Le soir même, je reçois justement un mail (notez qu'ils ont toujours peur de moi, hein, alors que bon, quand même, je pèse pas lourd face à eux) indiquant que je devrais en savoir plus la semaine suivante. Une semaine, encore une, après toutes celles qui viennent de s'écouler, après tout, je n'en suis pas à une près, non ?

Sauf que le week-end aidant, les soux baissant sur mon compte aussi (ben quoi, pas de paye depuis février alors qu'on est début mai, ça commence à faire), le lundi matin, c'est d'un pas décidé que je me rends aux prud'hommes. On est le 10 mai, ça fait donc déjà plus d'un mois que ma situation aurait du être régularisée. Ce jour là, j'en apprends des belles (notamment que mes patrons n'auraient jamais du me proposer un CDD puisque j'avais travaillé au black pendant trois mois juste avant), je passe le double de temps par rapport aux autres personnes dans le bureau du conseiller prud'homal. Je suis remontée à bloc, plus rien ni personne ne m'arrêtera et je suis bien décidée à leur faire payer le prix (même si bon, c'est davantage techniquement parlant à l'heure actuelle parce que les dommages et intérêts, en référé, ça marche pas).

Dans la foulée, je file donc déposer les papiers au tribunal, où, grande joie, j'apprends qu'un mois plus tard, je passerais en référé (moi qui m'attendais à au moins six semaines de délais, j'en sauterais au plafond). Puis je me rends sur mon ancien lieu de travail, afin de retrouver des têtes connues pour leur demander de m'aider dans mes démarches (démarches que je vous expliquerais en temps voulu), et c'est là que je tombe sur mon ancien collègue bien aimé, le seul qui aurait pu me convaincre de rester encore un peu. C'est un homme formidable, adorable au possible, et à le voir dans le pétrin jusqu'au cou, j'ai de la peine pour lui. Car ce jour là, en plus d'apprendre que mes ex patrons sont des lâches et des menteurs, j'apprends qu'ils sont dans une situation fiancière dramatique : le défilé leur a couté une petite fortune, et les rentrées d'argent sont inexistantes ou presque. Si bien que ce monsieur là, le seul et unique salarié finalement, n'a touché qu'un peu plus de 2000€ depuis février. Je vous le redit, nous sommes le 10 mai !! A priori, d'après les calculs de mes ex patrons, il ne devrait d'ailleurs pas toucher l'intégralité des sommes qui lui sont dues avant juin (et encore, au train où vont les choses, je dirais plutôt septembre). Dire que je suis scandalisée est un faible mot, car cet homme, qui a plus de trente ans d'expérience dans son job, en est obligé de demander de l'argent à ses proches pour pouvoir manger ! Je sors de l'immeuble écoeurée par la race humaine, complètement scandalisée par les agissements de quelques personnes qui se croient tout permis et qui n'ont pas honte d'utiliser notre argent pour faire face à leurs galères.

Et depuis ? J'attends, et j'en découvre de plus belles au fur et à mesure des jours. J'attends, car depuis le 6 mai exactement, je n'ai pas eu un seul mot, un seul appel de mes anciens employeurs. Mes lettres recommandées restent sans réponses, et finissent par moisir dans les locaux de la Poste. Ils sont au courant qu'ils sont convoqués au tribunal le 9 juin, mais ça n'a pas l'air de les affecter plus que ça. Et moi, de mon côté, j'en bave : mon inscription au Pôle Emploi n'est pas validée, faute de l'attestation Assedic qu'on ne m'a pas remis lorsque j'ai quitté la société ; par conséquent, je ne suis pas indeminisée et ne touche donc aucun salaire, aucune indemnisation ; j'apprends également que mes dix jours d'arrêt maladie ne peuvent pas m'être indemnisés par la Sécu, la faute à la comptable de la société qui n'a pas fait son job. Et pire encore, j'apprends que les démarches pour le statut d'auto-entrepreneur, ben c'est pas pour tout de suite non plus.

Voilà pourquoi aujourd'hui, le sourire est loin d'être sur mon visage. Car moi qui pensait lancer les démarches à l'issu de mon rendez vous, j'ai appris dans l'après midi que faute de papiers et d'inscription validée, il valait mieux que j'attende d'être passée aux Prud'hommes, et surtout, que je reçoive ma première indemnisation du Pôle Emploi. Sans quoi, je risque de ne rien recevoir du tout, ce qui serait très énervant !

Alors forcément, quand je remonte en arrière, je ne peux que me sentir frustrée et furieuse envers mes anciens patrons, parce qu'à cause d'eux aujourd'hui, je suis coincée. Je n'ai pas de revenus, je n'ai pas la possibilité de me lancer de mon côté, je ne peux pas me payer de formation susceptible de me permettre de postuler à de nombreuses offres d'emplois, bref, je tourne en rond.

Ok, ça me laisse plus de temps pour peaufiner l'idée que je me fais de ma petite entreprise, de la boutique en ligne qui ira avec, du nom que je choisirais enfin, et surtout des modèles que je compte bien vous proposer un jour, mais croyez-moi, j'ai l'impression de ne pas voir le bout du tunnel. Et en plus, j'ai fais les calculs, et ce n'est pas bon signe : je passe en référé le 9 juin. Dans le meilleur des cas, la situation côté papiers et soux est réglée le 15 juin. Le Pôle Emploi met encore quinze autres jours pour m'indemniser pour la première fois. Nous sommes donc début juillet et je peux enfin lancer les démarches nécessaires. Quinze jours supplémentaires ne seront donc pas de trop pour recevoir les papiers officiels, si bien qu'en réalité, la boutique, au lieu d'ouvrir aux alentours du 7 juin, ouvrira davantage ses portes à la mi juillet, soit plus d'un mois après.

Découragée n'est pas le mot qui convient, mais j'ai l'impression qu'un mauvais sort m'est tombé dessus. Je sais que je finirais bientôt par connaître des jours meilleurs et qu'un nouvel avenir s'offrira à moi. Mais j'ai déjà été très patiente et voilà qu'on me dit qu'il faut que j'attende encore plus.

Du coup voilà, je voulais que ce soit clair pour vous, aussi bien ceux qui ne me lisent que sur mon blog que ceux qui - les courageux - me suivent également sur Twitter et Facebook. Parce que ma situation n'est malheureusement pas un cas isolé, j'espère également que si parmi vous, il y a des gens qui doutent de la fiabilité de leur contrat, de leur boss, n'importe quoi, surtout qu'ils n'hésitent pas à aller voir un conseiller prud'homal. Ils sont vraiment de bons conseils et sont là pour nous aider. Car croyez moi, j'étais persuadée de la sincérité de mes anciens employeurs lorsque j'ai signé mon contrat et aujourd'hui, je me rends compte qu'ils ont clairement abusé de moi et ma mince expérience. Ces tracas là, je m'en serais bien passée, mais au moins, ça m'aura ouvert les yeux et je crois bien que plus jamais on me dupera ainsi !

Je m'arrête là pour la note fleuve, je file de mon côté voir si une "boutique" sur Esty ou Dawanda est possible sans avoir le statut d'auto-entrepreneur, histoire peut-être de vous proposer mes créations dès le 7 juin, comme je le voulais dès le départ ! Je tire également mon chapeau à ceux qui sont arrivés jusqu'au bout, vous êtes des amours. ;)

24.05.2010

It's time to decide

Les jours filent à une allure incroyable et mercredi prochain, après un entretient d'informations complémentaires, je me déciderai une bonne fois pour toutes et lancerai les procédures afin d'obtenir le statut d'auto-entrepreneur. Une très grosse partie des produits que je compte vous proposer est prête (les coussins et les sacs), et les prochains jours s'annoncent tout aussi studieux car j'aimerais bien finir également les ensembles de nuit et les pochettes et trousses assorties. Dans l'idéal, et en fonction de l'arrivée des papiers, j'aimerais que la boutique en ligne (ou du moins la plateforme dédiée) soit ouverte dans la semaine du 7 juin. Il y a donc encore beaucoup à faire, croyez-moi et pas forcément le plus évident.

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Car si la couture, je gère, et pareillement pour l'idée que je me fais de ma petite e-shop, je reste toujours un peu bloquée concernant le nom que prendra cette petite entreprise. Les gens me connaissent pour mes bêtises et j'aimerais vraiment continuer cette aventure avec ce nom là. Mais les bêtises sont forcément en rapport avec mon blog et je me demande si c'est finalement une bonne chose. Changer du tout au tout serait une solution, mais est-ce que les gens qui me lisent régulièrement feront le parallèle avec mon ancien blog ? C'est pas sur !

Alors je me tâte : est ce que je garde mon blog actuel et d'un autre côté, j'ouvre ma boutique avec un nom différent ? Est-ce que je garde ce nom-ci et ajoute seulement un "onglet" boutique" dans un petit coin ? Ou bien est-ce que je m'envole pour d'autres horizons avec un nom étranger et ouvre un nouveau blog et la boutique assortie ?

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Cruel dilemme ! Surtout que dans le lot, il faut que je prenne en compte les produits que je compte vendre. Car les bêtises annoncent un esprit ludique, un peu enfantin, très rose et sucré. Et j'aime ça, mais je ne suis pas QUE ça. J'adore la soie, la dentelle, les petites fleurs et les belles matières, et j'ai peur qu'un simple nom puisse aller en contradiction avec ce que j'aimerais vendre. Un joli top en soie avec une étiquette "Les Bêtises de Mlle Fifi", je ne sais pas si c'est très vendeur. Et en comparaison, un nom plus classique sur un vêtements ou un accessoire un peu fun, n'est-ce pas prétencieux de ma part ?

Bref, je patauge, je patauge, mais le temps passe et si je veux ouvrir vite, ce n'est pas en tournant en rond que j'y arriverais. Du coup, encore une fois, j'ai besoin de vous et de vos lumières sachant que si je reste avec mes bêtises, je reprendrais le nom entier (çad avec Mlle Fifi en plus) tandis que si je change (ou ouvre une boutique indépendante), j'aimerais partir sur quelque chose du genre "Cashmere, silk and liberty" (ou bien Silk, cashmere and liberty, suivant la sonorité du nom). Voili voilou. :)

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Pour vous donner une idée, à l'heure actuelle, vu les modèles réalisés, les Bêtises s'adapteraient mieux, mais j'ai l'intention par la suite de vous proposer davantage de vêtements dans de jolies matières que de coussins et sacs, si bien que l'autre nom serait plus intéressant. Comment ça je ne vous aide pas ? ^^ Ayez pitié de moi !

Je vous laisse jusqu'à mercredi après midi pour me donner votre avis, après ça, la procédure sera lancée et ce sera trop tard. Merci d'avance pour votre aide et excellent lundi de Pentecôte à tous et toutes.