04.11.2011

Les Journées Particulières : visite des salons Christian Dior

Quasi trois semaines se sont écoulées depuis les fameuses Journées Particulières organisées par le groupe LVMH et je crois que les étoiles dans mes yeux brillent toujours aussi intensément, tant les découvertes que j'ai faites ce weekend là m'ont marqué.

Grâce à un gros coup de chance je crois, j'avais pu obtenir des billets coupe file pour accéder à la visite des salons Christian Dior, situés avenue Montaigne. Et heureusement. A 10h du matin, il y avait déjà plus de six heures d'attente pour ceux qui ne bénéficiaient pas du précieux sésame ! De quoi en décourager plus d'un et se faire quelques ennemies au passage.

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Quelques minutes après mon arrivée, c'est en compagnie d'une quinzaine de personnes environ que nous nous sommes dirigées vers vers les étages où divers ateliers avaient été aménagés pour nous présenter les multiples facettes de la maison Dior.
Premier arrêt devant l'atelier Tailleurs Homme, où trois personnes étaient en train de travailler sur diverses étapes dans l'élaboration d'une veste de smoking. Et je dois dire que j'ai été vraiment très surprise de voir autant de travail réalisé à la main, avec une telle minutie et une telle précision. On comprend plus facilement ensuite le nombre d'heures nécessaire pour la réalisation d'une simple veste.

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Passage ensuite devant les ateliers Souliers et Maroquinerie, moins intéressants à mon goût car sans doute expliqués plus rapidement, sans forcément entrer dans les détails. Mais j'y ai appris le nombre total de pièces nécessaires pour la réalisation d'un sac Lady Dior et j'en suis restée muette. C'est incroyable le nombre de petits élements auxquels on ne pense pas et qui pourtant donnent toute sa personnalité au sac.

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Direction après ça vers les ateliers Tailleurs Femme puis Haute Couture Flou, et enfin Broderies. Probablement les trois pôles qui m'ont le plus convaincu. De très nombreux modèles de prototypes de vestes étaient présentés, dont certains que je me serais bien vu porter. Un première d'atelier nous a alors expliqué pas à pas la façon dont ils élaborent un tailleur lorsque le croquis leur parvient et toutes les étapes qui s'en suivent pour parvenir au modèle final, prêt à être porté pour le défilé. Ensuite, c'est une modéliste qui nous a présenté la robe en soie et en tulle sur laquelle elle travaillait. Un modèle délicat, avec un buste drapé, l'image même de la maison Dior à mes yeux. Et pour finir, passage devant deux brodeuses d'art, s'appliquant à positionner un nombre fou de paillettes et perles pour reproduire une broderie âgée de plus de 50 ans. Un travail titanesque pour un résultat époustouflant, évidemment.

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De là, nous nous sommes ensuite dirigés vers l'Horlogerie et la Haute Joaillerie. Que dire ? C'était incroyable, vraiment. J'en ai pris plein les yeux grâce aux multiples pierres précieuses et à la dextérité des artisans présents ce jour là. Un tel goût de la précision que ça m'a bluffé, tout simplement. Et puis une patience, un calme, un professionnalisme, bref, une vraie passion qui se lisait dans leurs yeux à tous. J'y ai par ailleurs appris beaucoup de choses, et y ai découvert LA montre de mes rêves, pas encore sortie en boutique, et dont la réalisation n'est faite que sur commande. Autant dire là un rêve inaccessible à moins d'épouser un prince.

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Et puis tout doucement, nous sommes redescendus d'un étage, empruntant pour l'occasion un magnifique escalier où de nombreux modèles Haute Couture étaient à nouveau présentés. Certains m'ont rappelé mon passage à Grandville il y a un an, car ils étaient justement exposés là-bas pour l'exposition Le Grand Bal Dior. Enfin, nous sommes arrivés dans un salon où deux mannequins se faisaient maquiller dans un esprit très nude pour la première, et dans un look très fifties pour la seconde. Deux maquillages que je serai évidemment incapable de reproduire et qui du coup m'ont donné encore plus envie de prendre quelques cours à l'occasion.

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La visite se termina sur un salon dédié aux parfums tout droit sortis de l'imagination de François Demachy, le Parfumeur Créateur de la maison Dior, qui a réalisé entre autre J'Adore pour n'en citer qu'un. J'y ai ainsi découvert de nombreux parfums dont j'ignorai tout simplement l'existence, ceux-ci n'étant vendu exclusivement qu'au Bon Marché, au Sephora des Champs Elysées, et enfin dans la boutique Dior avenue Montaigne. Une découverte olfactive très intéressante à mon sens.

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Bref, je crois que vous l'aurez compris rapidement, cette première visite fut pour moi un véritable coup de coeur, tant j'y ai appris et ai été émerveillée. Si d'autres journées sont organisées prochainement, je ne peux donc que vous recommander de vous y rendre car d'après ce que j'ai pu entendre à droite à gauche, beaucoup ont été conquis par cette visite !

Bonne fin de semaine à toutes !

13.08.2010

Le Grand Bal Dior, à Granville

Si au début de l'année, on ne m'avait donné la possibilité de ne voir qu'une seule exposition au cours des douze mois suivant, où qu'elle soit, j'aurais sans hésité répondu celle consacrée aux robes de bal de la maison Dior, à Granville. Aussi, lorsqu'il y a quelques semaines, j'ai pu organiser une petite escapade en Normandie, exprès pour visiter cette expo, j'étais aux anges.

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Voilà pourquoi j'ai été si peu bavarde par ici la semaine passéee. Trois jours et demi pour un périple passant par Arromanches (et ses plages du débarquement), Bayeux (et sa cathédrale), Villedieu Les Poêles (et ses cuivres), le Mont Saint Michel (et ses touristes) et pour arriver enfin à Granville... sous la pluie. Car la Normandie, c'est très beau, mais surtout très froid (et d'autant plus pour un mois d'août).

Quoiqu'il en soit, le jour où nous avions prévu de nous rendre au musée, le soleil était au beau fixe et c'était d'autant plus sympathique pour visiter le jardin attenant.
Car le Musée Christian Dior est en réalité une villa, "Les Rhumbs", maison d'enfance du créateur granvillais. Cette demeure de style Belle Époque domine la mer et est entourée de somptueux jardins à l'anglaise, aménagés autrefois par Madeleine Dior, la propre mère du couturier. C'est d'ailleurs un vrai plaisir de s'y balader, car ils sont parfaitement bien entretenus et libres d'accès tous les jours de l'année et ce gratuitement. Un vrai plus, d'autant que l'été, un salon de thé s'y installe pour déguster des petites douceurs parmi les fleurs.

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Une fois entré dans la villa, nous sommes accueillis par la réplique du costume de roi des animaux porté par Christian Dior lui-même au Bal des Rois et des Reines à Paris, en mars 1949, et dessiné à l'époque par Pierre Cardin. L'entrée en matière est plus que convaincante, le costume est véritablement très beau (même pour une réplique faite par des étudiants) et non loin se dessinent les premières robes de bal tant attendues.

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Elles ne sont d'ailleurs pas en reste car plus de 50 modèles sont présentés, répartis sur le rez-de-chaussé et les deux étages. Une première rouge retient mon attention, elle est relativement simple, faite en tulle essentiellement, mais son gros noeud brodé de perles au niveau du bustier fait tout son charme. Je commence à rêver lorsque je suis happée par la beauté d'une seconde robe, un peu plus ancienne, entièrement perlées dans des tons de verts d'eau et d'ivoire. Décidément, pour ceux qui auraient encore un doute, l'héritage du couturier a su se transmettre de directeur artistique en directeur artistique car les récentes créations de Galliano ne sont pas sans rappeler celle de Monsieur Dior à son époque.

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Ils n'ont en l'occurrence rien à s'envier, car leurs modèles sont tous aussi somptueux au fil de notre balade. Un peu plus loin, je continue mon marché en ajoutant une robe blanche à la coupe très simple mais extrèmement chic à mon panier. Toutes les époques sont représentées, aussi bien les grandes années de bal aux environs des années 50, que les années 2000 et les robes vu récemment sur les podiums.

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Au rez-de-chaussée, la véranda est exclusivement réservée aux accessoires de bal, autrement dit les petits cadeaux souvent précieux, que recevaient les jeunes filles à l'occasion de chaque évènemment. Il s'agissait principalement d'éventails, sur lesquels elles pouvaient y inscrire le nom de leur prochain cavalier pour une valse ou un quadrille, ou bien de boîtes à timbres, de tabatières, de miroirs à main, ou encore de carnets de bal surtout, mais aussi des portes-bouquets pour protéger leurs jolis gants, ou enfin de vinaigrette (petite boîte précieuse contenant, sous une petite grille, un coton imbibé de fort vinaigre aromatique, qui permettait à une femme incommodée par la chaleur ou étouffée par son corset de retrouver ses esprits). Tous dataient pour la très grande majorité de la deuxième partie du XIXème siècle et de la première partie du XXème. Ornés de pierres semis-précieuses pour quelques-uns d'entre eux, ces accessoires étaient magnifiques.

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Une fois à l'étage, ce sont trois robes issues du défilé Haute Couture automne/hiver 2007-2008 organisé au Château de Versailles qui se présentent à nous. Dire que je prends des cours de couture en direct est un faible mot, car j'essaie de comprendre tout bonnement comment est construit le modèle et c'est en cherchant que je comprends tout l'intérêt du mot couture. Car ce que j'ai sous les yeux ne peut pas être qualifié autrement. Les broderies sont à tomber, les coupes et les volumes sont ultras recherchés et que dire des matières dignes des princesses.

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L'expo se poursuit avec quelques modèles portés lors des fameux Bal des Débutantes, où chaque jeune fille de la haute société venait faire son entrée dans le grand monde. On y voit justement la robe choisie par Lauren Bush en 2000, et au risque de passer pour une princesse, je ne dirais pas non d'avoir la même pour mon (futur et lointain) mariage. Mais les modèles plus anciens sont tout aussi beaux et élégants et il y en a sincèrement pour tous les goûts.

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Une fois arrivée au dernier étage, nous tombons directement sur quelques photos à dominance de bleus accrochées au mur. On y distingue des échantillons de broderies, des photos prises sur le vif en plein travail dans les ateliers de couture, un sublime croquis probablement de Galliano himself, et puis incontestablement, on ne peut voir que ça :

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LA robe portée par Eva Green pour le lancement et la campagne publicitaire du parfum Midnight Poison, LA robe que l'on retrouve sur toutes les affiches chez les commerçants granvillais. Elle est là, juste sous nos yeux, impressionnante par sa beauté et par le travail qu'elle a exigé. L'ampleur est colossale, la traîne n'en fini plus, et la broderie parvient définitivement à m'achever. S'il n'y a qu'un seul modèle à retenir, c'est forcément celui-là. Encore une fois, je cherche à décrypter ses secrets de fabrication et croyez-moi qu'ils sont bien cachés sous les épaisseurs et les épaisseurs de tissu. Je perçois tout de même quelques détails qui me permettent de comprendre une infime partie du travail qui a été réalisé. Et quand je pense au temps que j'avais passé sur certains modèles pour le défilé de mon ex-boss, je rigole, car on peut aisément multiplier ceci par cinq pour obtenir un tel modèle.

C'est bien simple, je suis tellement hypnotisée que je ne veux plus décoller de la vitrine qui nous sépare. Et pourtant, à quelques mètres, trois dernières robes des collections Haute Couture récentes nous attendent pour le mot de la fin.

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Difficile de ne pas ressortir de là sans des étoiles pleins les yeux, et un petit souvenir au passage. Le livre consacré à l'exposition devient mien et même si je n'ai pas eu le temps de faire davantage que le feuilleter rapidement, je peux quand même vous dire qu'il regorge de belles images et qu'il a l'air particulièrement complet.

L'exposition se déroule jusqu'au 26 septembre et je ne saurais davantage vous poussez à y aller. On en prend véritablement pleins les yeux et l'on se rêve facilement vêtue d'une telle robe pour aller au bal. Le musée est ouvert tous les jours, de 10h à 18h30, mais assurez-vous d'être sur place au moins quinze minutes à l'avance car les gens n'hésitent pas à faire la queue et malheureusement, pour des raisons de sécurité, l'accès est limité à un certain nombre de personnes.

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