15.10.2010
Ile Maurice, deuxième partie
Il y a quelques semaines, souvenez-vous, je vous quittais avec un sublime coucher de soleil après vous avoir situé notre point de chute à l'Ile Maurice. Je vous avais promis également de rapidement vous présenter notre hôtel et notre chambre digne de princesses et je vais tâcher de me rattraper aujourd'hui, tout en vous dévoilant un des endroits où nous avons passé une bonne partie de nos dix jours dans l'Océan Indien.
Notre chambre donc, devait sans vous mentir faire dans les 30-35m2 au bas mot et le lit king-size qui nous attendait ne pouvait pas mieux tomber tant nous commençions à sombrer sous le coup de la fatigue. Malgré tout, une petite pointe d'énergie se faisant sentir, nous avons trouvé le moyen de défaire nos valises et de tout ranger dans les énormes placards prévus à cet effet. Après tout, nous n'allions quand même pas jouer les starlettes en laissant notre chambre en b***** tous les matins ?!
De là, petite douche, changement de tenue et c'est parti pour la découverte des environs de notre chambre qui donne sur la plage, ainsi que de l'hôtel et des différents endroits stratégiques à retenir : le bar (où tous les cocktails étaient compris, même ceux alcoolisés. Fortement alcoolisés devrais-je dire. Et non non, personne n'a fini ivre mort), l'accueil où le wifi fonctionnait du tonnerre, mais également le restaurant et surtout le spa, où nous avions d'ores et déjà réservé pour trois jours complets de soins.
Sauf qu'évidemment, à cette heure-ci, il était fermé, et notre impatience ne faisait qu'amplifier, car l'agence de voyage nous l'avait particulièrement bien vendu, je ne vous le cache pas. Est-il donc utile de vous dire que le lendemain, nous nous attendions à quelque chose de pas mal (l'Ile Maurice étant quand même réputée pour la qualité de ses spas) ? Je ne crois pas non, car ce qui nous attendait était au delà de nos espérances. Jugez plutôt.
Reconnaissez qu'il y a plus vilain endroit sur terre, surtout quand il y a du soleil, la mer en arrière plan, des petits oiseaux qui chantent et une délicate odeur d'encens qui embaume l'air. Après être revenues à nos esprits, nous prenions rendez vous pour une première série de soin l'après midi même, et fixions les deux dates suivantes dans nos plannings. Ces trois jours sont passés vite, je vous le dit, et si notre budget avait été un peu plus conséquent, je crois que nous aurions facilement trouvé quoi tester les jours suivants.
Surtout que notre cure nous donnait un accès intégral au spa, autrement dit à la piscine et ses jacuzzis, mais également à ses hammams et son sauna. Croyez-moi sur parole, nous ne nous le sommes pas fait répéter deux fois !
Notre première série de soins avait également de quoi nous mettre l'eau à la bouche : gommage corporel à la noix de coco, enveloppement hydratant au miel, et soin éclat du visage. L'après midi commençait donc à se faire grandement attendre.
C'est donc au bord de la piscine que nous avons passé notre matinée pour une première séance de bronzage, mais également au hammam pour commencer à préparer notre peau au gommage.
Et quand l'heure fut venue de s'occuper de nous, nous étions fin prêtes pour découvrir la suite du spa. Chacune installée dans notre joli bungalow décoré de saris drapés au plafond, nous avons pris place pour une après midi de rêve.
Le gommage... Ah, jamais je n'aurais autant apprécier d'éliminer toutes ces cellules mortes. L'odeur de coco était envoûtante, la sensation sur la peau délicieuse, et l'efficacité à toutes épreuves. Ma peau n'avait pas été aussi douce depuis des mois, malgré mes instants détente et cocooning à la maison. La recette était d'ailleurs tellement simple que je l'ai bien gardée imprégné dans ma tête : il suffit en effet de mélanger un peu d'huile d'amande douce avec de la poudre de coco et de l'appliquer en mouvements circulaires sur tout le corps. C'est de notre niveau, n'est-ce pas ?
L'enveloppement au miel qui a suivi était divin. Rien de plus, rien de moins. Enduite des pieds à la tête, moi qui n'aime pourtant pas du tout le miel, je crois que ce fut mon moment préféré de la journée. 45min à transpirer et à hydrater son corps en profondeur, c'était vraiment le pied et si ce n'était la peur du ridicule de me retrouver enroulée dans du film étirable dans ma salle de bain, j'aurais déjà retenté l'expérience sans problème.
Enfin le soin du visage a fini de me détendre complètement. Laissé aux mains de mon esthéticienne, j'ai failli quasiment m'endormir sur la table de massage. Nettoyage de la peau, gommage, pause d'un soin puis d'une crème hydratante, je ne pouvais demander mieux pour finir en beauté la journée.
Mais c'était sans compter sur l'accueil de princesses qui nous était réservé, puisqu'en sortant de ce moment rêvé, c'était un délicieux thé parfumé et des petits gâteaux qui nous attendaient, avec quelques oiseaux pas farouches pour un sou, attendant sagement qu'on leur laisse des miettes.
Je ne vous fais pas enrager davantage, nous n'en sommes qu'au deuxième jour de récit, et ce n'est pas comme s'il en restait huit derrière.
Très bonne journée à toutes !
13.09.2010
Ile Maurice, première partie
Il m'aura fallu une petite quinzaine de jours pour enfin mettre les mots sur ces quelques jours passés à 9500 kilomètres de la France mais il faut dire que l'exercice était plus dur qu'il n'y paraissait. Avec quasiment 800 photos en poche, et des dizaines et dizaines de choses à vous raconter, il fallait que je trouve un moyen suffisamment intéressant pour ni vous lasser ni vous décevoir. Car je vous avais promis un compte rendu détaillé et non un survol de ces dix jours.
Dans un premier temps, j'ai prévu de vous présenter rapidement l'île, la région où je me situais ainsi que l'hôtel où j'étais descendue. Et puis au fil de jours, en fonction de mon envie et de mon inspiration, je vous décrirai une de mes journées type (avec en général, piscine/bronzette/plage mais pas que) ou bien je vous emmènerai en excursion avec moi. Ça vous convient ?
Alors c'est parti...
Le 23 août aux alentours de 12h30, après 12 longues heures de vol, je découvrais enfin l'île qui me faisait tant parler depuis quelques semaines. Et aux premiers abords, en sortant de l'aéroport situé à environ 50km de la capitale Port Louis, c'est la verdure qui m'a interpellé. Je me doutais bien que l'île serait digne de celle de Lost, autrement dit luxuriante, paradisiaque et aux multiples facettes et je ne pense pas m'être trompée un seul instant. Car la verdure, les champs de canne à sucre, les palmiers, etc., tous sont omniprésents à Maurice.
En même temps, la culture de la canne à sucre est considérable puisqu'il faut une année complète pour que la récolte puisse avoir lieu. Imaginez le nombre de personnes employées à cette période pour venir à bout des champs qui s'enchaînent à perte de vue. Et puis il faut prendre en compte également que malgré une densité assez élevée pour l'Océan Indien (çad environ 680 habitants/km2), l'île n'est pas énormément urbanisée en dehors des grandes villes mais surtout des petits villages. Du coup, entre deux, la végétation n'a pas de barrière et rares sont les animaux qui pourraient tout ravager.
Car si l'agriculture tient une place importante dans l'économie de l'île (après le tourisme évidemment), en dehors des champs de canne à sucre, de bananes, d'ananas et de thé, il existe très peu de fermes d'élevage de bétails et celles-ci sont d'ailleurs si reculées dans le centre qu'on pourrait totalement les ignorer si on ne posait pas la question. Ne vous attendez donc pas à des photos de poules, vaches et cochons mauriciens, vous n'en verrez pas. Et les petites bêtes les plus désagréables que j'ai pu voir en dix jours se résument aux mini lézards et à une pauvre grenouille perdue dans les jardins de l'hôtel. Donc pour ceux et celles qui auraient peur des vilaines choses rampantes, à longues pattes ou autres, soyez rassurés, s'il y en a, elles sont bien cachées !
Une autre chose qu'il faut savoir à Maurice, c'est que l'on roule à gauche, comme au Royaume-Uni. Et pour cause, l'île est une ancienne colonie britannique, mais je vous en reparlerai. Du coup, c'est un peu déconcertant en sortant de l'aéroport de prendre les ronds points à l'envers et de doubler par la droite. D'autant que certains Mauriciens ont une technique de doublage bien à eux, qui exclue totalement l'utilisation du clignotant. A la place, c'est le klaxon qui fait tout le travail et de cette façon uniquement : un coup avant de doubler, un coup au moment où l'on double le véhicule qui nous précède, et un coup enfin une fois qu'on a fini de dépasser. Autant dire que la première fois, on s'en rend pas forcément compte, mais qu'après avoir doublé une dizaines de voitures, on comprend vite le principe ! Et c'est là qu'on panique un peu à l'idée de finir dans un ravin. Car tous les chauffeurs (ou presque) ont une conduite bien sportive et en mini-bus, les sensations ne sont pas les mêmes qu'en 4x4, si bien que plus d'une fois, on a cru notre heure venue lorsque nous voyons apparaître un énorme camion en fasse de nous.
Mais c'est également ce qui fait le charme de l'île. Si les conducteurs donnent parfois l'impression d'être sur un circuit de formule 1, tout le monde cohabite très bien sur la route, que ce soient les piétons, les cyclistes ou les automobilistes, et les accidents sont extrêmement rares. Et heureusement d'ailleurs car j'ai dénombré très peu d'hôpitaux ou de cliniques pendant mon séjour (juste au cas où, j'aime bien savoir où se situent les plus proches Urgences ^) et ceux-ci étaient situés à quasiment deux heures de route. Car oui, autre point non négligeable à savoir lorsque l'on prévoit un séjour sur place, les déplacements même à quelques kilomètres seulement peuvent être très longs alors que pourtant, je peux vous assurer que personne ne respecte les limitations de vitesse (et d'ailleurs, leur parlez pas de contrôle de police ou même de radar, c'est à peine s'ils savent de quoi on parle). En même temps, on est en vacances, chacun vit sa vie, et on profite du paysage.
Du coup, c'est après avoir parcouru environ 35 kilomètres que nous sommes arrivés à destination, dans le sud ouest de l'île, dans la région du Morne Brabant.
Le Morne aurait été, du temps de l'esclavage, le refuge des esclaves marrons surs de ne jamais y être retrouvés par leurs maîtres. Comment sont-ils parvenus au sommet, l'histoire ne le dit pas, mais les esclaves auraient fabriqué un pont en bois amovible, leur permettant de traverser une crevasse fatidique, puis de l'enlever derrière eux en montant vers le sommet. Lorsque l'esclavage fut définitivement aboli, un groupe de gens aurait entrepris de monter leur annoncer la bonne nouvelle. Voyant arriver un groupe de personnes, les esclaves crurent a une tentative de les capturer a nouveau, et choisirent de se donner la mort en se jetant du haut de la montagne.
Le lieu est donc emprunt de mysticisme, de légendes, d'histoires mais ça n'en reste pas moins un magnifique endroit, surtout quand le soleil vient s'y coucher.
En parlant du soleil d'ailleurs, petite parenthèse pour ceux et celles qui ne seraient jamais partis dans les îles. Celui-ci se couche tôt dans l'Océan Indien, aux alentours de 18h15-18h20 environ, donc c'est également un rythme à prendre lorsque l'on arrive sur l'île. Car qui dit couché tôt dit levé tôt également et le matin, le jour commençait à pointer dès 6h15, de quoi freiner toute possibilité de grasse matinée. Mais ce n'est finalement pas si dérangeant que ça, les marchés ouvrant très tôt leurs portes et les commerçants fermant boutique dès le début du coucher du soleil. Alors certes, pour sortir prendre un verre à l'extérieur ou marcher sur la plage, c'est pas simple au premier abord, mais dès qu'on a compris le principe, dès 17h30, on sait où se placer pour assister aux plus beaux couchers de soleil qu'il nous est possible de voir.
Pour ne pas en perdre davantage en cours de route (car ne mentez pas, je sais que vous n'avez pas pu tout lire), je vais stopper là pour aujourd'hui. Mais la suite arrive dans un prochain épisode très rapidement !













